Les services aux entreprises deviennent un facteur de performance clé des banques
Transformer un risque en opportunité. Alors que les services bancaires aux entreprises font face aux contraintes réglementaires et à l’émergence de nouveaux concurrents, Oliver Wyman engage les banques à faire leur révolution. «Le corporate banking peut devenir le moteur d’une performance économique stable pour les banques», souligne le cabinet, ajoutant que «même dans les zones les moins porteuses il est possible, grâce à l’excellence, de générer des rentabilités à deux chiffres».
Dans son étude, Oliver Wyman pointe que la banque commerciale a en moyenne généré un RoE avant impôts de 13% en 2012 et 2013, 40% des établissements étudiés affichant même des performances supérieures à 15%. «Ceci se compare favorablement aux autres activités bancaires, en particulier dans la banque d’investissement et les activités de marchés de capitaux d’après-crise, mais les différences sont importantes», note le cabinet.
Si le RoE moyen a atteint 23% aux Etats-Unis en 2012-2013, puis 17% en Australie et 15% en Chine, il descend à 12% au Royaume-Uni. Le RoE tombe même à 7% en Europe occidentale, qui inclut la France, et sombre en territoire négatif en Europe du Sud, du fait des provisions pour risque. Au sein des zones, les différences sont elles-mêmes élevées, Oliver Wyman chiffrant en moyenne à 17 points de pourcentage l’écart entre les meilleurs élèves et les cancres.
Cet écart peut être comblé en agissant sur sept leviers de performance, selon le cabinet. Parmi ceux-ci, le développement de plates-formes produits intégrées permettrait à lui seul d’améliorer le RoE de 4 points. «Le changement des modèles de profitabilité obligera les banques à penser plus rationnellement la décision de structurer ou de sous-traiter, en particulier dans la banque transactionnelle et l’accès aux marchés de capitaux», souligne Oliver Wyman.
Cette recherche de l’excellence, qui passe aussi par l’automatisation des process (3 points) ou la stratégie de financement (1 point), doit permettre au secteur de préparer l’avenir face à l’essor des portails de transactions en devises, des services de gestion de trésorerie ou de financement du commerce. «Bien que le danger immédiat semble modéré, les dirigeants ne devraient pas se reposer sur un faux sentiment de sécurité», estime Oliver Wyman.
Plus d'articles du même thème
-
TPT devient le deuxième superfund britannique à passer l'évaluation du régulateur
TPT Retirement Solutions a levé du capital pour reprendre des régimes de retraite à prestations définies dont l'employeur historique souhaite se défaire. -
Emmanuel Macron était à Doha pour le sommet du Club des fonds souverains pour la planète
Ce point d’étape dans l’agenda du président français a été l’occasion de réaffirmer les engagements des participants pour répondre aux défis structurels de l’économie mondiale. -
Le marché de l’assurance appréhende un nouveau week-end de troubles
Alors que de nouvelles mobilisations contre la vie chère se profilent le week-end du 24 octobre malgré l’interdiction de manifester dans certaines villes, les assureurs ne veulent pas avoir à gérer les conséquences de nouveaux débordements. Le caractère répétitif, simultané et concentré des dommages pouvant conduire à l’inassurabilité de ces risques.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime » -
Chasse aux sorcières« Du maccarthysme à l’ancienne » : comment la rhétorique de Lecornu fait les affaires de Mélenchon
A force de voir l’ombre de LFI partout, sans jamais reconnaître ses propres manquements, le chef du gouvernement achève de dresser toute la gauche contre lui -
EditorialFermeté de la justice avec les émeutiers : assez de cris d’orfraie !
Les mêmes qui s’indignent immanquablement des attaques contre les « juges rouges » sont tout à coup bien prompts à accréditer l’idée d’une justice aux ordres