Les refinancements d’entreprises européennes accentuent leur rebond
L’embellie se confirme bel et bien cette année sur le front du marché européen des refinancements d’entreprises, après une année 2008 morose et un redémarrage l’année suivante qui n’avait pas, loin s’en faut, permis de retrouver les volumes des années 2007 et précédentes. Selon Dealogic, 2010 est ainsi d’ores et déjà la deuxième meilleure année de l’histoire en termes de volumes de prêts syndiqués dans le domaine, hors financements d’acquisition, avec 226,2 milliards de dollars (168,8 milliards d’euros) à ce jour. Certes bien loin, avec encore trois mois encore à venir, du record de 2005 (354,5 milliards de dollars).
Ce nouvel élan va de pair avec une normalisation à la baisse des coûts de financement, après un plus haut atteint l’an passé. Dealogic avance que la marge moyenne d’intérêts bancaires consentie en 2010 s’élève à 184 points de base (pb) pour les emprunteurs en catégorie investisseur, 51 pb de moins tout de même qu’en 2009. Ce «spread» avait il est vrai bondi après la faillite de Lehman Brothers et le quasi-gel du marché, en brisant la limite historique des 100 pb.
Et les opérations continuent de se succéder ces derniers jours, à l’image des négociations en cours de Daimler pour un refinancement d’au moins 6 milliards d’euros ou de la marge initiale de 75 pb obtenue par Finmeccanica pour un crédit revolving de 2,4 milliards.
Dealogic souligne que les emprunteurs français représentent le plus important contingent en Europe, avec 23% du volume 2010 (52,0 milliards de dollars), suivis par les britanniques (17%). Côté prêteurs, les banques françaises sont aussi à la fête, BNP Paribas et Société Générale en tête accaparant 6,2 et 5,2% du marché.
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