Les rachats d’actions se diffusent en Europe
Après avoir marqué le pas en 2017, les rachats d’actions ont repris de la vigueur aux Etats-Unis, nourris des effets positifs de la réforme fiscale sur les bénéfices des entreprises. Selon les dernières statistiques de S&P Dow Jones, sur les annonces de 85,2% des groupes du S&P 500, 164,4 milliards de dollars de rachats d’actions ont été réalisés au deuxième trimestre, seulement 0,25% de moins qu’au premier trimestre 2018 à nombre de sociétés comparable, laissant ainsi à portée de main le record de 189,1 milliards de dollars du premier trimestre 2018. Par rapport au deuxième trimestre 2017, la progression est de 57,7%.
Le rythme ne devrait pas ralentir. Goldman Sachs s’attend à 1.000 milliards de dollars de rachats d’actions cette année, en augmentation de 46% par rapport à 2017, les autorisations de rachats déjà accordées s’élevant à 754 milliards de dollars. «Une partie de l’augmentation est le résultat direct de la réforme fiscale, mais une forte croissance des flux de trésorerie joue également favorablement», explique Goldman Sachs.
Si les groupes américains ont toujours été de grands adeptes des rachats d’actions, la pratique est en voie de reprise en Europe, après les années blanches de la crise financière. Plusieurs grands groupes, comme Shell (25 milliards de dollars), Diageo (2 milliards de livres), Glencore (1 milliard de dollars) ou bien encore Allianz (1 milliard d’euros), ont annoncé de nouveaux plans de rachats d’actions au deuxième trimestre.
Dans une récente enquête, les analystes d’UBS ont demandé à 600 dirigeants de sociétés de la zone euro la façon dont ils comptent déployer leurs capitaux. Il sont 49% à prévoir de rendre le cash aux actionnaires, dont 18% via des rachats d’actions et 19% grâce à des dividendes exceptionnels, le solde de 12% étant payé par l’intermédiaire du dividende ordinaire.
UBS rappelle que les années de crise ont réduit à néant le rendement net des rachats d’actions en Europe (montants rachetés sur capitalisation) alors que la moyenne avant 2007 était de 0,7%. La banque s’attend à une remontée à 0,5% cette année en Europe, contre 1,7% aux Etats-Unis.
Deux arguments appuient son raisonnement. D’une part, la pile de cash des groupes de la zone euro atteint des sommets : 954 milliards d’euros attendus en 2019, deux fois plus qu’en 2007. D’autre part, avec un coût de la dette investment grade en euros de 1,3% et un rendement du capital par le dividende ordinaire de 3,8%, UBS souligne qu’il est financièrement efficace de s’endetter pour racheter ses actions.
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