Les petits cabinets d’audit croissent plus vite que les Big Four
L’épée de Damoclès de la réforme européenne de l’audit n’a pas freiné les cabinets français l’an dernier. Les huit premiers réseaux affichent tous un chiffre d’affaires en hausse, de 2,4% à 5,9% (lire tableau ci-contre). Du moins jusqu’à l’été 2012, car leurs comptes annuels sont clôturés entre fin mai et fin septembre.
BDO a publié hier un chiffre d’affaire en hausse de 5,4% en France, à 73,2 millions d’euros. Le huitième acteur du marché continue à tirer profit des opérations de croissance externe qui lui ont permis de quadrupler ses revenus en moins de cinq ans. «Nous allons continuer à nous renforcer, selon les opportunités, dans le Sud-Ouest, l’Est et le Nord, et à Paris sur les grands comptes», assure Michel Léger, président de BDO en France.
Mazars et Exco affichent aussi une croissance supérieure à 5% sur le territoire, contre 3% chez Grant Thornton. Ce dernier a progressé de 6,6% en audit et de 4,6% en expertise comptable, mais les autres activités (conseil opérationnel, transactions, avocats) sont en repli. Elles sont pourtant considérées par la profession comme des relais de développement face à la pression sur les honoraires des métiers du chiffre.
Chez les Big Four, KPMG reste le plus gros acteur de l’Hexagone, en incluant les activités du cabinet d’avocats TSC Partners. Avec PwC, il affiche la plus faible progression (+2,4%) et recule même en audit (-2,2%). En croissance de 4%, Deloitte le suit de près. Le numéro deux mondial a poursuivi sa politique de diversification avec le rachat du cabinet de conseil Monitor début 2013, et vient de présenter un nouveau plan pour In Extenso, son réseau français d’expertise comptable. Ersnt & Young a quant à lui crû de 3,2% en France où il n’a pas retrouvé sa taille d’avant-crise.
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