Les opérations de LBO reviennent timidement sur le marché français
La donne évolue doucement au sein du marché du LBO en France. Après un quasi-arrêt des activités dans le sillage de la crise, une petite effervescence se crée avec le lancement de nouvelles opérations. Alors que Sequana est actuellement en négociations exclusives avec 21 Centrale Partners pour la cession de sa division Arjowiggings, CDC Capital Investissement cherche un repreneur pour le groupe technologique Eurofarad, aucune offre financée n’ayant pour l’heure été présentée en dépit de candidats intéressés.
De même, LBO France est en première ligne pour le rachat d’Idex Groupe, détenu par Industri Kapital. Cette dernière opération, d’une valeur d’entreprise comprise entre 250 et 400 millions d’euros, devrait être finalisée d’ici juin prochain, sous réserve de l’obtention du financement sur lequel travaillent actuellement les deux fonds.
Car le lancement d’opérations est loin de signifier leur conclusion, face à un contexte de financement plus tendu et d’ajustement des prix. Exemple notable, l'équipementier en chaudières Giannoni Sermeta, désireux d’ouvrir son capital, a ainsi renoncé à son ambition, au regard d’offres de la part de LBO France, Carlyle ou encore Morgan Stanley, jugées trop faibles. « Il s’agit d’une très belle société, mais le processus a duré trop longtemps, plus d’un an. Durant une telle période, les vendeurs, fatigués, doivent accepter la baisse significative des valorisations, ce qui n’est pas toujours le cas », explique le dirigeant d’une société de conseil.
Concrètement, « la période est plus difficile, les acteurs sont plus sélectifs. Mais il y a également moins de concurrence. En termes de financement, le système bancaire se remet tout doucement en ordre de marche. Le rythme des affaires est ralenti, mais il y a des dossiers », relève un professionnel.
Autre opération ayant échoué, Prezioso Technilor reste dans le giron d’Indigo Partners, aux termes de négociations exclusives menées avec 21 Centrale Partners. « Le financement était très compliqué et sollicitait pas moins de six banques », explique un professionnel. L’une d’elles, Banque Palatine, a eu deux jours de retard dans la confirmation du financement. Par ailleurs, la direction n’a finalement pas jugé les conditions financières satisfaisantes. Du côté de 21 Centrale Partners, qui estime avoir fourni des solutions et une expertise complète de la société, on envisage de porter l’affaire en justice.
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