Les nouveaux indices iTraxx limitent leur écartement
Les indices de dérivés de crédit viennent d’être rebalancés.
Publié le
Xavier Diaz
Les rebalancements se font sur l’indice Main (investment grade) et sur le Crossover (high yield).
-
Crédit Fotolia.
Tous les six mois, c’est un rituel pour les investisseurs sur les marchés obligataires crédit. Les indices iTraxx, sur les dérivés de crédit (credit default swaps), sont rebalancés*. Une nouvelle série est alors cotée qui devient la plus liquide. «Pour les investisseurs c’est important d’avoir la couverture la plus à jour par rapport au marché, souligne Juan Valencia, stratégiste crédit chez Société Générale CIB. De plus, les anciennes séries, qui continuent d’être cotées, deviennent moins liquides.»
Ces changements de série ont lieu en mars et en septembre. La nouvelle série est la 36. Les rebalancements se font sur l’indice Main (investment grade) et sur le Crossover (high yield), sur la maturité principale à 5 ans (plus trois mois, échéance fin juin et fin décembre) ainsi que les maturités 3 ans et 10 ans.
Les changements d’indices donnent lieu à des écartements (ou parfois à des resserrements) entre les différentes séries qui s’expliquent d’une part par la pente de la courbe (carry roll down) et d’autre part par le changement dans la composition de l’indice. A la première cotation de l’indice lundi, la nouvelle série (36) a coté 5 points de base (pb) plus écartée que la précédente sur l’indice Main et 18 pb sur le Crossover. «Cela s’explique principalement par les six mois supplémentaires de maturité par rapport à la série précédente lancée en mars 2021», explique Vincent Marioni, directeur de la gestion crédit chez Allianz GI.
A cela s’ajoute l’effet des changements dans la composition de l’indice qui ont cette fois été négligeables pour l’indice Main (3 changements avec des niveaux de CDS équivalents sur 125 noms), mais plus marqué pour le Crossover (6 pb pour 4 nouveaux CDS sur 75, selon les estimations de SG CIB) car les CDS sont moins liquides. «Ces mouvements peuvent paraître limités mais ils interviennent dans un marché du crédit très stable cette année, ce qui rend ces évolutions plus marquées qu’il n’y paraît», affirme Juan Valencia.
La nouvelle série s’est finalement écartée de 24 pb sur le Crossover et de 6 pb sur le Main en raison du mouvement d’aversion pour le risque provoqué par les craintes sur Evergrande. «Les valorisations sont tellement serrées que le marché est mécaniquement plus sensible au moindre mouvement de risk off», relève Vincent Marioni.
Les indices de dérivés et les indices cash ont un comportement identique malgré des compositions très différentes (125 noms dans l’iTraxx Main contre 700 dans l’iBoxx avec entre 30 et 40% d’émetteurs non européens). «Malgré ces différences les deux indices sont bien corrélés ce qui montre le fort appétit des investisseurs pour le crédit», juge le stratégiste de SG CIB.
* ramener les pondérations à leur niveau d’origine
Après l’emploi, les ventes de détail chutent en avril tandis que les finances publiques se détériorent dans un contexte géopolitique et de politique intérieure difficile.
Les émetteurs haut rendement ont afflué ces dernières semaines sur le marché primaire, soutenus par la forte demande pour le rendement. Certains craignent néanmoins une trop grande complaisance.
Les marchés de taux restent sous pression, notamment les échéances les plus longues, alors que les investisseurs s’inquiètent de l’impact du conflit au Moyen-Orient sur l’inflation mais aussi de l’état des finances publiques. Le plancher japonais ne cesse aussi d’augmenter.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Le livret A enregistre une baisse de 1,28 milliard d’euros en avril, pour le quatrième mois consécutif. A l’inverse, le plan épargne retraite compte près de 13 millions de détenteurs et voit sa popularité progresser
Tandis que les syndicats réclament des hausse de salaires, le gouvernement renvoie la balle aux entreprises – mais geler leurs allègements de charges ne les incitera pas à augmenter leurs salariés
La France va connaître un épisode de chaleur soudain après un début de mois froid. Selon François Jobard de Météo France, ce phénomène est lié à un « blocage en oméga » alimenté par une masse d’air saharienne