Hier, l’indice Europe Stoxx 600 a progressé de 1,28% après avoir perdu 2,33% lundi, et ce malgré un indice S&P 500 en baisse au moment de la clôture en Europe (le vote de la rallonge budgétaire américaine ayant déjà été pris en compte par le marché et l’action du constructeur Tesla continuant de peser sur l’indice).
Les secteurs ayant le plus rebondi en novembre, avec l’annonce des premiers résultats positifs sur les vaccins, ont été les plus malmenés lundi (énergie -3,6%, banque -3,6%, assurances -3,2%, voyages-loisirs -3,1%...). Mais si les banques reprenaient 1,6% hier, les valeurs de l’énergie ne regagnaient que 0,9%.
Craintes d’un court terme moins prometteur
La baisse semble pourtant insuffisante au regard des niveaux atteints par le marché. «Les investisseurs nous disent qu’ils s’attendent à une correction, indique Emmanuel Cau, stratégiste chez Barclays. La vitesse et l’ampleur du rallye après les nouvelles positives sur les vaccins en ont surpris beaucoup». Les indicateurs techniques suivis par le stratégiste (bull-bear, ratio put/call, pourcentage d’actions au-dessus de la moyenne mobile 200 jours), qui étaient tous dans le vert après l’effondrement du marché en mars, semblent maintenant en tension. Le ratio bull & bear de Bank of America, très suivi sur les marchés, envoie encore un signal neutre mais à 6,6 il approche son niveau de début d’année (7,1; signal de vente entre 8 et 10). «Avec un nombre croissant de gouvernements (européens) imposant des restrictions strictes qui pourraient durer plus longtemps, les chances d’un revers temporaire sur les marchés financiers ont augmenté, affirme Jeroen Blokland, stratégiste chez Robeco. C’est pourquoi nous avons retiré pour l’instant notre position surpondérer sur les actions et les obligations investment grade». Ce d’autant qu’à l’approche de la fin de l’année, la liquidité est plus faible sur les marchés, ce qui peut entraîner de fortes variations de cours.
«Est-ce que les craintes d’un court terme bien moins prometteur viendront entamer l’euphorie qui avait perduré jusqu’ici ?», s’interroge Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM pour qui une accalmie serait souhaitable et probable. Mais la plupart des opérateurs sur les marchés s’attendent plutôt à une pause qu’à une forte correction. «La narration dominante sur le marché qui veut que la deuxième partie de 2021 se construira sur les bases d’une crise sanitaire sous contrôle et en voie de résolution, alors que les politiques de soutien resteront fortes, devrait contenir tout reflux conséquent sur les marchés», estime le stratégiste de LBPAM. C’est sans doute ce sentiment qui continue d’animer les investisseurs et la peur de manquer la prochaine hausse. Mais rien ne dit que ce Fomo (fear of missing out) résistera à une troisième vague de contagion.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran