Les marchés actions mondiaux s’atrophient
La bonne performance des marchés actions l’année dernière a été soutenue par les programmes de rachats d’actions des grandes entreprises, qui sont demeurés à des niveaux très élevés, écrivent les analystes de JPMorgan dans une note. Et pour la première fois, les émissions nouvelles au niveau mondial (dues notamment aux IPO, augmentations de capital et programmes d’intéressement) n’ont pas compensé ces retraits (rachats d’actions, retraits de cotes via LBO et M&A). Pour les seules entreprises non financières du G4 (Etats-Unis, zone euro, Royaume-Uni et Japon), les flux nets ont été négatifs à hauteur de 982 milliards de dollars au deuxième trimestre, un record, et ne se sont que marginalement redressés au troisième trimestre. Les entreprises américaines ont représenté la plus large part des rachats d’actions.
Cette offre nette négative a permis de contrebalancer l’effet d’achats en baisse de la part des investisseurs particuliers, qui ont été pour la première fois depuis 2012 inférieurs aux dividendes versés en 2016. Les analystes de JPMorgan s’attendent à une poursuite de cette tendance en 2017, les rachats d’actions devant notamment être soutenus par la politique de rapatriement des profits stockés à l’étranger que doit encore annoncer Donald Trump. Avec des émissions nettes d’actions proches de zéro, le comportement des investisseurs aura un impact déterminant sur les indices.
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