Les marchés actent les prémices des déconfinements
Les Bourses étaient aussi portées mardi par le lancement du processus de transition politique aux Etats-Unis.
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Capucine Cousin
L'indice Dow Jones a franchi hier la barre des 30.000 points pour la première fois de son histoire.
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Crédit : Nyse
Emmanuel Macron a annoncé mardi soir la réouverture des commerces dits non essentiels dès ce samedi, comme le demandaient les fédérations de commerçants, avec un protocole sanitaire strict. C’est la première étape d’un allègement des restrictions – un reconfinement avait été annoncé par l’Elysée le 28 octobre - destinées à ralentir la pandémie de Covid-19 en France. Le 15 décembre, pour les fêtes de fin d’année, «le confinement pourra être levé» et remplacé par un couvre-feu, a précisé le chef de l’Etat. Les salles de sport, bars et restaurants ne pourront quant à eux rouvrir que le 20 janvier prochain.
La France s’inscrit ainsi dans une tendance plus globale, où quelques pays européens ont commencé à desserrer l’étau, constatant une baisse du nombre de victimes du coronavirus de 10% depuis la semaine dernière, malgré 1,84 million de cas supplémentaires, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé lundi que le confinement serait levé en Grande-Bretagne le 2 décembre. En Espagne, la Catalogne a annoncé la réouverture des bars, restaurants et cinémas lundi, après plus d’un mois de fermeture.
Plusieurs marchés boursiers ont pris acte de ces nouvelles. Mais aussi des progrès du développement de vaccins contre le coronavirus, ainsi que du feu vert de Donald Trump au lancement formel du processus de transition après l'élection présidentielle américaine, après avoir longtemps nié sa défaite. et des premières désignations de responsables de la future administration Biden, annoncés lundi soir. Avec la très probable nomination de l’ancienne présidente de la Réserve fédérale (Fed) Janet Yellen à la tête du Trésor. Des signes de bon augure pour la gouvernance de la première économie mondiale.
Mardi, la Bourse de Londres a terminé en nette hausse. L’indice FTSE-100 a pris 1,55% à 6.432,17 points. La Bourse de Paris a clôturé aussi en hausse, de 1,21%: le CAC 40 a avancé à 5.558,42 points, un niveau non observé depuis la fin février.
Outre-Atlantique, l’indice Dow Jones de la Bourse de New York a clôturé à +1,35%, à 30.046 points, après avoir franchi dans la journée de mardi la barre des 30.000 points pour la première fois de son histoire. Le S&P 500 a clôturé en hausse de 1,6% avec un record à 3.635 points. Le Nasdaq clôturait à +1,3%.
Le groupe de gestion d’actifs BlackRock a revu à la hausse son opinion sur les actions américaines à «surpondérer». Wall Street a profité aussi de la progression continue des cours du pétrole ; le Brent et le WTI ont atteint des plus hauts depuis mars.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran