Les LBO animent le marché obligataire high yield en Europe
Le financement de dividendes et les dernières transactions annoncées pourraient alimenter la pompe des émissions sur le marché
Publié le
Alexandre Garabedian
Les LBO animent le marché obligataire high yield en Europe
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Le marché obligataire à haut rendement espère profiter du regain de M&A en Europe. Et notamment en provenance du private equity. Quelques gros rachats à effet de levier (LBO) annoncés ces derniers jours pourraient en effet alimenter la pompe du refinancement de marché en relais de prêts bancaires.
Celui d’Ista, annoncé la semaine dernière, constitue le plus gros LBO d’Allemagne depuis 2008. CVC Capital Partners, déjà actionnaire minoritaire de la société de mesure de consommation d’énergie, a racheté à Charterhouse sa participation de 76% pour une valeur d’entreprise de 3,1 milliards d’euros. La transaction est financée aux deux tiers par de la dette, dans un premier temps bancaire et syndiquée par Deutsche Bank.
En France, KKR pourrait aussi envisager de financer une partie du rachat de SMCP (Sandro, Maje et Claudie Pierlot) par la voie obligataire. Le fonds a officialisé la semaine dernière l’acquisition à L Capital du groupe de mode féminine dans une transaction estimée à 650 millions d’euros. Hors capital investissement, une autre transaction d’envergure, le rachat du fabricant de café néerlandais D.E. Master Blenders pour 7,5 milliards d’euros, devrait donner lieu dans un second temps à un refinancement obligataire.
La transaction est financée à 3,3 milliards par de la dette bancaire, dont 3 milliards de prêts bancaires à 3 et 5 ans et 300 millions d’euros de ligne de crédit. BoA, Citigroup, Morgan Stanley et Rabobank dirigent le financement.
D’ici là, faute de grandes transactions en Europe, le marché a surtout vécu des refinancements de LBO destinés à faire remonter des dividendes exceptionnels aux fonds actionnaires de sociétés.
Ces «dividend recaps», financés soit par des prêts bancaires soit par l’émission d’obligations, ont atteint 2,29 milliards d’euros en Europe au premier trimestre, selon le pointage de S&P LCD. Un montant déjà supérieur aux 1,87 milliard d’euros récupérés sur l’ensemble de l’année écoulée, même s’il reste loin du rythme de croisière des années d’excès en 2006-2007 (entre 10 et 11 milliards d’euros par an). Une bonne moitié provient de placements obligataires, alors que la composante loans a représenté historiquement la voie majoritaire, voire exclusive, pour ce type de transactions.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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