Les investisseurs se disputent la dette italienne
L’Italie a levé mercredi 14 milliards d’euros au moyen de l'émission par syndication d’obligations d’Etat à 10 ans, a indiqué l’une des banques chargées de l’opération. La demande pour ce nouvel emprunt à échéance en décembre 2030 a dépassé 108 milliards d’euros, un nouveau signe que l’appétit des investisseurs pour la dette italienne reste élevé malgré les inquiétudes sur sa viabilité.
Une émission d’obligations indexées sur l’inflation réalisée fin mai avait déjà battu un record.
Alors que la Banque centrale européenne (BCE) achète de grandes quantités d’obligations italiennes et pourrait augmenter ses achats de titres de dette, les conditions étaient favorables pour l'émission de mercredi.
« La question de la viabilité à long terme de la dette italienne se pose avec plus d’acuité malgré la faiblesse des taux d’intérêt et les progrès vers la création d’un fonds de relance européen », indique Scope Ratings. « Cependant, les actions de la BCE et de l’Union européenne ralentissent la détérioration du crédit de l’Italie en dépit de l’augmentation de sa dette publique », ajoute l’agence de notation.
Le spread de cet emprunt obligataire a été fixé 9 points au-dessus du rendement de 0,95% de l’obligation (BTP) 2030, utilisée comme référence.
Les prix des obligations d’Etat italiennes reculaient légèrement mercredi alors que l’opération était en cours. L'écart de taux entre le titre italien à 10 ans et celui de l’Allemagne augmente de moins de 3 points de base, à 195 points de base, selon Tradeweb.
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