L’Italie a levé mercredi 14 milliards d’euros au moyen de l'émission par syndication d’obligations d’Etat à 10 ans, a indiqué l’une des banques chargées de l’opération. La demande pour ce nouvel emprunt à échéance en décembre 2030 a dépassé 108 milliards d’euros, un nouveau signe que l’appétit des investisseurs pour la dette italienne reste élevé malgré les inquiétudes sur sa viabilité.
Alors que la Banque centrale européenne (BCE) achète de grandes quantités d’obligations italiennes et pourrait augmenter ses achats de titres de dette, les conditions étaient favorables pour l'émission de mercredi.
« La question de la viabilité à long terme de la dette italienne se pose avec plus d’acuité malgré la faiblesse des taux d’intérêt et les progrès vers la création d’un fonds de relance européen », indique Scope Ratings. « Cependant, les actions de la BCE et de l’Union européenne ralentissent la détérioration du crédit de l’Italie en dépit de l’augmentation de sa dette publique », ajoute l’agence de notation.
Le spread de cet emprunt obligataire a été fixé 9 points au-dessus du rendement de 0,95% de l’obligation (BTP) 2030, utilisée comme référence.
Les prix des obligations d’Etat italiennes reculaient légèrement mercredi alors que l’opération était en cours. L'écart de taux entre le titre italien à 10 ans et celui de l’Allemagne augmente de moins de 3 points de base, à 195 points de base, selon Tradeweb.
La Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à reporter le débat sur le financement annuel fédéral au-delà des élections de mi-mandat du 3 novembre. Reste à le faire passer au Sénat, où les délais semblent trop courts pour un accord bipartisan
Face à la répétition des vagues de chaleur, l’Europe subit un choc d’offre structurel qui détruit la productivité du travail à court terme et menace d’asphyxier l’investissement à long terme. En France, ce scénario de crise pourrait coûter plus de 270 milliards d’euros cumulés d’ici à 2030.
Les décisions politiques augmentent les risques sur l’inflation et les taux courts. La croissance de l’IA et la défiance générale, synonyme de prime de terme, se retrouvent dans les anticipations sur les taux longs. Résultat, l’administration Trump paraît loin de pouvoir tenir ses promesses sur le niveau des taux.
SERIE (5/10). Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations économiques, physiques, sociales et culturelles de la City de Londres depuis le Brexit. Déserté pendant la pandémie de Covid et les mois qui ont suivi, le quartier reprend vie, avec de très nombreux projets de construction
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés