Les investisseurs en private equity accroissent leurs exigences
Les investisseurs en private equity (limited partners, LP) deviennent plus gourmands. Selon une enquête de Preqin, 70% d’entre eux attendaient à fin juin un rendement de leur portefeuille de plus de 400 points de base (pb) au-dessus du rendement des marchés publics de référence. Ils n’étaient que 53% à être aussi exigeants un an plus tôt. La part de ceux souhaitant un rendement compris entre +200 et +400 pb est ainsi passée de 36% à 20% sur un an. Cette évolution semble aller de pair avec la plus grande satisfaction des LP vis-à-vis de leurs investissements. Le pourcentage de LP dont les placements ont donné des rendements inférieurs à leurs attentes a été ramené de 22% à 19% cette année, tandis que 13% des personnes interrogées ont reçu de meilleures rémunérations que prévu contre 9% l’an passé.
Bien que 2011 reste une année difficile pour le secteur du private equity, les performances satisfaisantes des fonds et les attentes revues à la hausse marquent un retour de la confiance des investisseurs. Ces derniers se disent en majorité prêts à prendre de nouveaux engagements auprès de gérants (general partners, GP) à qui ils ont confié leur argent dans un fonds précédent.
Cette tendance se retrouve dans les levées depuis le début de l’année. A fin juin, 311 fonds avaient achevé leur levée pour un total de 141,8 milliards de dollars, soit plus de la moitié des 265,7 milliards engrangés sur l’ensemble de 2010. «Les LP qui reviennent sont des sources importantes de capital pour les GP lors de la levée de leur fonds suivant», souligne Preqin.
Ainsi, 98% des LP interrogés envisagent de remettre au pot dans les 12 prochains mois. Mais cela ne les empêche pas de vouloir développer de nouvelles relations avec d’autres GP. Ils sont 87% à déclarer qu’ils envisageront de le faire dans l’année qui vient et 34% à avoir comme objectif une augmentation du nombre de GP dans leur portefeuille sur le long terme.
Sur le plan stratégique, les véhicules d’investissement ciblant les entreprises de tailles moyennes restent, comme en début d’année, les placements privilégiés des investisseurs, suivis des fonds rachetant des dettes décotées. En revanche, les grosses opérations de LBO ne semblent pas encore retrouver la cote, 6% seulement y voyant de bonnes opportunités d’investissement. Géographiquement, les pays émergents nourrissent toujours beaucoup d’appétit, et notamment l’Asie, 78% des LP sondés envisageant d’y investir.
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