Les grandes BFI ont poursuivi leurs suppressions d’emplois
Les suppressions d’emplois se poursuivent dans la banque d’investissement. Dans une étude semestrielle sur l’état du secteur, le cabinet britannique Coalition a levé le voile sur les réductions d’emplois au sein des dix principales BFI mondiales entre janvier et juin 2014, tous marchés géographiques confondus: au total, les effectifs ont décliné de 4% d’une année sur l’autre. Les fonctions de front office en BFI employaient au premier semesrte un total de 51.800 personnes, contre 54.200 une année auparavant. Cette nouvelle contraction vient confirmer une tendance forte dans la banque d’investissement: au premier semestre 2010, les effectifs au niveau mondial atteignaient encore 63.000 personnes…
«Les suppressions d’emplois se poursuivent dans la mesure où les banques repositionnent stratégiquement leurs activités afin de répondre aux pressions des actionnaires et des régulateurs en matière de capital tout en essayant de garder des forces dans des unités où elles disposent d’un avantage compétitif», explique le cabinet d’études britannique. Cette contraction des effectifs a été particulièrement virulente dans les métiers de fixed income, matières premières et changes (FICC) avec un recul des effectifs mondiaux, en particulier aux Etats-Unis et dans la zone EMEA, à hauteur de 9%. Cette réduction de périmètre reflète la perte de revenus enregistrée par les banques d’investissement dans ce métier: -13% en une année selon Coalition. Les métiers actions, qui ont réduit leurs revenus de 4%, ont également perdu 2% de leurs effectifs sur un an.
La publication de ces chiffres reflète la succession de plans de suppressions d’emplois orchestrée par les BFI au cours des dernières années. Dans le cadre de son plan de restructuration 2015+, Deutsche Bank a réduit à hauteur de 9% ses effectifs dans sa division d’investissement CB&S depuis juillet 2012 (1.500 postes). De son côté, Barclays a annoncé cette année la suppression de 7.000 emplois dans sa division de banque d’investissement d’ici à 2016.
Mais si les suppressions d’emplois se poursuivent, les banques semblent en revanche redoubler d’efforts pour retenir leurs talents: selon emolument.com, le site de benchmarking de salaires pour les métiers de la finance, les salaires et bonus en BFI ont en effet connu un effet de rattrapage en 2014. Au bénéfice essentiellement des profils les plus seniors.
Plus d'articles du même thème
-
Salzgitter devient l’actionnaire unique du sidérurgiste HKM
Le groupe allemand, qui reprend les parts de ThyssenKrupp et de Vallourec dans leur coentreprise, prévoit de supprimer 2.000 emplois dans cette société. -
L’Autorité de la concurrence a autorisé un nombre de concentrations record en 2025
Le gendarme français de la concurrence devrait peu sanctionner cette année, après avoir prononcé pour 379 millions d’euros d’amendes l’an dernier. -
Les taux longs américains échappent à Donald Trump
Les décisions politiques augmentent les risques sur l’inflation et les taux courts. La croissance de l’IA et la défiance générale, synonyme de prime de terme, se retrouvent dans les anticipations sur les taux longs. Résultat, l’administration Trump paraît loin de pouvoir tenir ses promesses sur le niveau des taux.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Séjourner à la croisée des chemins en Corse
Des aiguilles de Bavella au Sud, au Cap Corse, à la pointe Nord de l’Ile de Beauté, voici cinq bons plans pour séjourner dans des hôtels d’exception qui vous invitent à parcourir les sentiers emblématiques ou confidentiels qui les entourent. -
DilemmesPrésidentielle : qui osera réformer le modèle social ?
Le modèle social français est une bombe à retardement. Qui sera prêt à la désamorcer ? Les candidats pour 2027 se font encore timides sur les grandes décisions à prendre sur la dépense et la nature du financement -
Casse-têtePartenaires sociaux : un réservoir d'idées encore inexploité sur le financement du modèle social
Pourtant experts sur la question, syndicats et patronat peinent à se retrouver pour caler un vrai débat sur le financement du modèle social avant l’élection présidentielle