Les gestions anticipent une consolidation des marchés actions à court terme
Dubitatif. La flambée des marchés actions en janvier (+1,5% sur le CAC 40 et le S&P 500, +2,8% sur l’Euro Stoxx 50 et +8,4% sur le Nikkei), avec de nouveaux records historiques atteints à Paris et à Wall Street, n’est pas tenable pour le Panel Actions. Les 20 gérants interrogés par L’Agefi du 22 janvier au 1ᵉʳ février 2024 n’ont pas tous voulu revoir leurs objectifs à la hausse sur l’ensemble des indices, un tiers a opté pour le statu quo.
Au regard des niveaux atteints en fin de semaine, le Panel attend désormais un recul de 1,4% du CAC 40, de 2,7% de l’Euro Stoxx 50, de 3,7% du S&P 500 et de 5,2% du Nikkei à horizon six mois. Toutefois, dans un an, la place parisienne parviendrait à gagner 2,9%, l’indice paneuropéen 1,6% et le S&P 500 0,5%. En revanche, la place tokyoïte céderait encore 0,4%.
L’amplitude des prévisions donne une idée de l’incertitude qui pèse sur l’évolution des marchés. Ainsi, Lazard pense que le CAC 40 peut chuter de 22% d’ici à l'été, quand Auris Gestion, OFI Invest AM et Richelieu Gestion le voient gagner encore 4,5%. Dans un an, les prévisions vont de -20% pour Lazard à +9,4% pour Auris Gestion.
Mêmes tendances sur l’Euro Stoxx 50 avec une évolution entre -25% pour Lazard et +3,7% pour Auris Gestion et OFI Invest AM à six mois, et entre -23% pour Lazard et +8,5% pour Auris Gestion à horizon un an.
La formidable ascension du S&P 500 (plus de 60% en cinq ans) devrait maintenant s’essouffler selon le Panel Actions. Plus de la moitié des gérants anticipe un recul à six mois, jusqu’à -25% pour Lazard. «Face au risque de déception sur l’activité économique, les marchés actions offrent peu de marges de sécurité : les primes de risque sont historiquement basses aux États-Unis et proches des points bas des dix dernières années en Europe», notait récemment Lazard. Encore un tiers des panélistes voit Wall Street sous son niveau actuel dans un an. Le plus optimiste de tous, Raymond James, mise sur une progression de 4% à six mois et de 9% à un an.
Avec la flambée du Nikkei en janvier, les gérants ne peuvent plus suivre… d’autant que l’indice a déjà gagné près de 32% en seulement un an. Uniquement un panéliste sur deux pense que la place japonaise progressera. Au mieux de 5,5% pour Oddo BHF AM, Goldman Sachs AM et Swiss Life AM. Au pire, le Nikkei chuterait de 25% selon Lazard.
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