Les fusions transfrontalières réalisées ont tiré leur épingle du jeu en 2011
Si la crise des dettes souveraines a pénalisé les fusions et acquisitions à partir de l’été dernier, les opérations transfrontalières finalisées durant l’année 2011, et donc pour certaines annoncées fin 2010, ont progressé de 29% à près de 1.000 milliards de dollars, au plus haut depuis 2008 (voir graphique). Le contraste est important avec le montant des opérations transfrontalières annoncées qui lui a reculé de 5% à 902 milliards l’an dernier . Ce bon niveau reflète également une volonté d’internationalisation accrue des entreprises, puisque ces transactions non domestiques ont représenté 35% de l’ensemble des fusions parachevées en 2011, contre 31% en 2010.
Les opérations transfrontalières réalisées en Europe ont fait un bond de 57% à 211 milliards, les entreprises italiennes et françaises constituant les cibles préférées des acquéreurs. Les transactions de la zone Asie-Pacifique ont également été bien orientées (+17,4% à 83 milliards) contrairement à celles effectuées sur le continent américain qui affichent un repli de 15,5% à 80 milliards. Par secteur, le pétrole accroît son leadership en représentant 14,3% des opérations transfrontalières bouclées sur la période après 11,1% en 2010. Il est suivi par la santé, les services aux collectivités et les mines. La finance, deuxième sur le podium en 2010 avec 10,4% du total, est rétrogradée à la 7e place en perdant 4 points.
Compte tenu du décalage entre l’annonce d’une transaction et sa réalisation effective, l’exercice 2012 devrait être plus terne. Outre un accès plus difficile au crédit, les entreprises devront faire face à la montée des obstacles réglementaires susceptibles de faire dérailler des transactions internationales de taille importante. Le montant des opérations transfrontalières annulées l’an dernier, qui s’élève à plus de 186 milliards de dollars à l’échelle mondiale, constitue à cet égard un signal inquiétant.
{"title":"","image":"77844»,"legend":"Les fusions transfrontali\u00e8res r\u00e9alis\u00e9es en 2011","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
MSCI donne un sursis à l’Indonésie
Le fournisseur d’indices a reporté sa décision de déclassement en marché frontière de la première économie d’Asie du Sud-Est à novembre, dans l’attente d’évaluer les mesures prises par Jakarta. MSCI a par ailleurs décidé d’accorder le statut de marché frontière à la Bulgarie et laisse la Corée du Sud chez les émergents. -
«Sur le rapport Draghi, le plus dur reste à faire», alerte l'Institut Montaigne
Selon le think tank libéral, si 30 % des recommandations du rapport Mario Draghi ont été appliquées, moins de 5 % des réformes les plus substantielles l'ont été. -
Le baromètre Micron rassure les marchés sur la demande liée à l’IA
Le fabricant américain de puces mémoire Micron a publié mercredi soir des résultats trimestriels et des prévisions records. Il est un des grands gagnants des pénuries de puces mémoire HBM, ayant engrangé à ce titre plusieurs contrats pluriannuels.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ? -
Nouvelle réalitéLes pays du Golfe tentent l'apaisement avec Téhéran
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore le Qatar multiplient les initiatives pour restaurer les liens avec leur rival iranien