Les fonds de private equity ont multiplié les sorties en 2013
Ils ont profité de la demande des investisseurs sur les marchés actions pour réaliser un montant record d’introductions en Bourse
Publié le
Antoine Landrot
L’activité des fonds de capital-transmission en Europe a retrouvé une certaine vigueur en 2013. Les chiffres publiés pour l’ensemble de l’exercice confirment en effet les observations faites en cours d’année.
Selon la dernière étude du Centre for Management Buy-out Research (CMBOR), sponsorisée par Equistone Partners et EY, le montant des cessions réalisées en Europe par des fonds (que ce soit à d’autres fonds ou à des concurrents de la cible) a atteint 73,9 milliards d’euros en 2013 (opérations conclues au 20 décembre). C’est 26% de plus qu’en 2012. Depuis 2009 inclus, les fonds n’ont fait mieux qu’une seule fois, en 2011 (pour 83,1 milliards).
Les cessions ont été portées par la demande des investisseurs sur les marchés actions, qui a permis de multiplier les introductions en Bourse à des valorisations attractives. Leur montant total a atteint un record absolu de 25 milliards d’euros, pour vingt opérations. En 2012, une seule introduction avait eu lieu, pour 3,7 milliards.
Le marché du capital-transmission européen demeure sur certains points convalescent. Pour la quatrième année consécutive, les montants investis sont restés inférieurs aux sorties. L’écart atteint 23,6 milliards d’euros en 2013. Les investissements reculent de 7% par rapport à 2012, à 50,3 milliards.
Cette tendance – logique dans la mesure où les gérants ont besoin de montrer des sorties à leurs investisseurs afin de collecter des nouveaux fonds – est toutefois étonnante étant donné les sommes disponibles dont disposent encore les gérants: l’institut Preqin les a estimées au mois de novembre à 789 milliards de dollars à travers le monde, un montant qui tutoie les sommets.
On peut supputer une certaine prudence de la part des gérants, alors que les entreprises européennes sont en convalescence en raison de la crise, notamment en France. Longtemps deuxième marché du private equity en Europe derrière le Royaume-Uni, l’Hexagone s’est fait dépasser par l’Allemagne.
En tout cas, les financements sont prêts, laissant entrevoir un potentiel important dans les acquisitions à effet de levier (LBO) en 2014. Selon le CMBOR, 40% des opérations en 2013 ont été financées avec de la dette, contre 29% en 2012. Le ratio moyen de fonds propres a chuté de 13 points, à 53%. Des chiffres corroborés par Dealogic, selon lequel le montant des prêts syndiqués à effet de levier en Europe a atteint en 2013 un record depuis 2007, à 260 milliards de dollars, en hausse de 48% par rapport à l’année précédente.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...