Les fonds de private equity assurent l’activité de la Bourse de Francfort
La Bourse de Francfort est une bonne terre d’accueil pour les participations de fonds d’investissement. Depuis le début de l’année, les activités sur le marché actions liées aux fonds de private equity ont représenté un montant de 5,8 milliards de dollars, selon Dealogic. Les financials sponsors ont ainsi assuré à eux seuls 52% des transactions, un niveau jamais enregistré à Francfort.
L’an dernier, à pareille époque, les fonds d’investissement n’avaient vendu des participations à la Bourse de Francfort que pour 2 milliards de dollars, soit moins de 20% de l’equity capital market (ECM) qui regroupe les introductions en Bourse, les ventes de blocs, les augmentations de capital et les obligations convertibles.
Cette activité tient avant tout aux placements dits secondaires, les ventes de parts de sociétés déjà cotées en Bourse. Dernière opération en date, celle, mercredi, de la cession par Permira d’un bloc de 5,6% du capital d’Hugo Boss pour 401 millions d’euros. Terra Firma avait également profité quelques jours plus tôt de la profondeur du marché boursier allemand pour vendre 12,5% du capital du groupe d’immobilier résidentiel Deutsche Annington. Apollo, également actionnaire du groupe, l’avait précédé quelques semaines auparavant.
Le marché des blocs en Allemagne a été ouvert par KKR et Permira en janvier. Les deux fonds avaient soldé leur présence au capital du groupe de télévision ProSiebenSat.1 pour un montant total de 1,7 milliard de dollars, soit l’opération la plus importante à la Bourse de Francfort depuis les 2,7 milliards de la vente de Tognum en juin 2007, avant l’éclatement de la crise.
Sans ces placements, l’ECM allemand ferait pâle figure. Au total, à fin mai, il recule de 6% avec 11,1 milliards de dollars répartis sur 46 opérations, contre 11,9 milliards et 39 opérations constatés en 2013 à la même époque. La faute aux introductions en Bourse: Francfort n’a accueilli que deux nouveaux membres en 2014, l’équipementier automobile Stabilus et le fabricant de machines industrielles de moulage sous vide SLM Solutions.
Dans le même temps, Paris en compte 11, avec celle d’Elior, en cours de placement. Les investisseurs ont eu tendance à préférer ces derniers mois des dossiers espagnols, italiens voire français, censés offrir une meilleure exposition à la reprise économique en Europe que les sociétés allemandes.
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