Les fonds de LBO reviennent au chevet des cliniques et maisons de retraite
Evoquée depuis 2010 et relancée l’an dernier, la cession de Medi-Partenaires semble imminente. Bridgepoint serait entré en négociations exclusives pour le rachat du groupe de cliniques détenu en partie par LBO France (38%) et Equistone (12%), selon des sources concordantes interrogées par Bloomberg. Les trois fonds n’ont pas souhaité faire de commentaires. Si l’opération aboutissait, le fonds britannique Bridgepoint fusionnerait Médi-Partenaires avec Medipole Sud Santé, réseau de cliniques privées qu’il détient depuis 2011, à parité avec son fondateur Marcel Hermann.
Médi-Partenaires vaudrait environ 1 milliard d’euros, selon Bloomberg (y compris son refinancement obligataire de 385 millions d’euros du printemps 2013), voire 1 à 1,25 milliard soit «entre huit et neuf fois l’Ebitda», selon Cfnews. Un tel prix correspond en fait à l’addition de l’Ebitda des deux groupes de cliniques, confie à L’Agefi une source proche du dossier. Celui de Médi-Partenaires a dépassé 70 millions d’euros l’an dernier et celui de Médipole 50 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de respectivement 550 millions et 300 millions d’euros. La combinaison des deux donnerait naissance au 2e groupe de cliniques privées de l’Hexagone derrière Générale de Santé.
Reste à savoir quels fruits en tirerait LBO France, entré au capital de Médi-Partenaires en 2007 à une valorisation de 600 millions d’euros, soit 12 fois l’Ebitda. Poussé à la consolidation comme ses concurrents, le groupe a été cité l’an dernier pour un rapprochement avec Vedici (détenu par 3i) puis, comme Médipole, pour un rachat d’Almaviva. Ces cliniques du Sud ont finalement été reprises par Gimv et UI Gestion pour 7 fois l’Ebitda, preuve que les multiples d’avant la crise n’ont plus cours.
Les grandes manœuvres touchent aussi les maisons de retraite. Après la fusion Korian-Medica, le leader du marché, et l’arrivée d’un fonds de pension canadien au capital du numéro deux Orpéa, le numéro trois DomusVi pourrait changer de mains. PAI Partners, Charterhouse, ICG et Antin Infrastructure Partners composeraient la short-list du deuxième tour d’enchères conduit par Rothschild, selon Capital Finance. Les deux pôles d’actionnaires, emmenés par les fondateurs du groupe, viseraient jusqu’à 600 millions d’euros, un «prix jugé assez élevé» en raison de «loyers trop importants», indique le journal.
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