Les fonds de capital investissement alternatifs tirent leur épingle du jeu

Idinvest et Capzanine ont réalisé un premier bouclage de respectivement 100 et 200 millions d’euros pour leur fonds secondaire et mezzanine
Virginie Deneuville
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Dans un environnement qui reste très difficile pour les levées de fonds en Europe, plusieurs acteurs du capital investissement parviennent à tirer leur épingle du jeu. Idinvest vient ainsi de réaliser le premier bouclage (closing) de son fonds dédié aux transactions secondaires et focalisé sur des sociétés européennes de petite et moyenne taille, pour un montant de 100 millions d’euros. «Nous visons un doublement de ce montant d’ici six à neuf mois», indique à L’Agefi Christophe Bavière, président du directoire d’Idinvest.

«Le marché secondaire est en train de se développer de manière très significative. En dehors des opérations de grande taille, très visibles, le marché des petites et moyennes transactions, plus discret, connaît un véritable essor», estime le dirigeant. «Au-delà de Bâle 3 et de Solvabilité 2, qui poussent les banques et les assureurs à restructurer leurs activités, beaucoup d’investisseurs non européens veulent se recentrer aujourd’hui sur leur marché domestique, générant un flux régulier d’opérations», poursuit-il. Depuis le début de l’année, Idinvest a investi 50 millions d’euros à travers cinq transactions secondaires dont la décote moyenne à l’acquisition tournait autour de 23%.

Sur un autre segment, Capzanine a annoncé la finalisation du premier closing de son fonds mezzanine, pour 200 millions d’euros. Ce véhicule de troisième génération devrait être bouclé autour de 250 millions d’euros d’ici la fin de l’année. «Dans un contexte de rétrécissement du marché bancaire, nous constatons un regain d’appétit pour la mezzanine. Nos souscripteurs y sont sensibles, à l’heure où certains fonds peinent à déployer leurs capitaux», explique David Hoppenot, associé fondateur de Capzanine.

Ce véhicule ciblera, comme les précédents, des sociétés françaises valorisées entre 20 et 200 millions d’euros. Si le premier bouclage a été réalisé sur une période relativement courte de six mois, «cela s’est fait au prix d’efforts et de concessions en termes de commissions perçues et de conditions. Nous constatons une très forte défiance des investisseurs, notamment britanniques et américains, à l’égard de la France», indique David Hoppenot. La part des institutionnels, soumis à de nouvelles contraintes réglementaires, s’est par ailleurs réduite à 55% (contre 65% pour le fonds précédent), au profit des family offices et des personnes physiques.

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