Les financements d’acquisition sont au plus bas depuis 1993
A l’instar de 2009, l’année 2010 s’annonce pauvre en termes de financements d’acquisition. Selon Dealogic, entre le 1er janvier et le 17 février, le volume mondial des prêts n’a atteint que 10,2 milliards de dollars. Son niveau le plus bas depuis le plancher de 3,2 milliards observé en…1993 ! Sur un an, la chute ressort à 63%. Le secteur de l’énergie et des services aux collectivités n’a par exemple toujours pas enregistré le moindre financement d’opération alors qu’il avait contribué début 2009 à 52 % du volume total de prêts liés aux acquisitions (14,5 milliards de dollars).
Cette contraction est plus marquée que pour l’ensemble du marché des prêts syndiqués. En janvier 2010, celui-ci s’est établi à 52,5 milliards de dollars avec 128 opérations, soit un déclin de 43% comparé à la même période de 2009. Il s’agit du montant le plus bas pour un mois de janvier depuis 1994 (44 milliards de dollars pour 292 opérations). Le prêt syndiqué de 1,25 milliard d’euros, récemment annoncé par Telecom Italia, qui servira à refinancer une ligne de crédit, a toutefois mis du baume au cœur des professionnels. Pour la France, le recul va jusqu’à 53% à 4,9 milliards de dollars.
En 2009, des entreprises comme Roche avaient eu recours à la dette obligataire pour financer leurs projets. Les conditions de marché en 2010 ne semblent toujours pas plaider en faveur des financements d’acquisition. Le rachat de Spotless par BC Partners donne certes un signal positif pour les LBO en France. Mais dans la principale opération de M&A en Europe (voir tableau), le spécialiste norvégien des engrais Yara a opté pour une augmentation de capital de 2 à 2,5 milliards de dollars pour financer le rachat de Terra Industries.
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