Les FCPI appellent à un renouvellement indispensable du dispositif au-delà de 2012
L’Association française des investisseurs en capital (Afic) a profité de son point annuel avec l’Association française de la gestion (AFG) sur les levées de Fonds d’investissement de proximité (FIP) et de Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) pour présenter une étude inédite réalisée avec Oséo sur les performances économiques des 1.149 entreprises «innovantes» soutenues par ces derniers (à hauteur de 3,5 milliards d’euros depuis 1997). Une étude utile pour répondre aux attaques publiques, par exemple de l’Inspection générale des finances sur les frais d’intermédiation en 2010.
Cette recherche académique a comparé au final 146 entreprises ayant été soutenues par des FCPI et 146 autres, similaires en âge, secteur, chiffre d’affaires, masse salariale... Elle conclut à «une très nette surperformance» des premières. En effet, deux ans après le premier investissement par un FCPI, la croissance de leurs effectifs est 2,2 fois plus importante que celle des entreprises non investies par les FCPI, leur chiffre d’affaires 2,4 fois supérieur, leurs investissements plus de 4 fois et leur niveau de liquidité près de 5 fois... L’accès au crédit bancaire en est aussi amélioré, plutôt après trois ans (+139 %). Enfin, si la participation des FCPI est sans effet sur leur probabilité de défaillance, elle multiplie par 4 la probabilité d’introduction en Bourse et par plus de 2 celle de publication de brevets.
«Spécificité française, les FCPI démontrent ainsi leur utilité économique», explique Hervé Schricke, président de l’Afic, en insistant sur leur rôle d’accélérateur auprès de PME qui ont besoin de croissance rapide pour survivre. «A condition de pouvoir les refinancer durablement», ajoute-t-il, inquiet de «ne pas rompre la chaîne de financement», alors que les levées auprès des particuliers sont en perte de vitesse: 39 sociétés de gestion ont levé 59 FIP et 50 FCPI pour seulement 757 millions d’euros en 2011 (-15% et même -25% pour les FCPI). Avec un décrochage en nombre d’épargnants lié à une moindre incitation fiscale pour la réduction IR, et à la suppression de la première tranche ISF. «Avec le désengagement naturel des investisseurs institutionnels (...), il est très important de reconduire le dispositif FIP-FCPI arrivant à échéance fin 2012», ont réaffirmé Hervé Schricke, et Pierre Bollon, délégué général de l’AFG.
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