Les Etats-Unis mettent fin au plus long «shutdown» de leur histoire
Le président américain Donald Trump a signé en fin de soirée une loi mettant fin à la plus longue fermeture partielle du gouvernement américain jamais enregistrée, lors d’une cérémonie au Bureau ovale, après un dîner prévu avec Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan, et d’autres grands dirigeants de Wall Street.
Il reste l’incertitude de savoir à quelle vitesse les services et opérations gouvernementaux reprendront pleinement. La publication des données économiques, largement suspendue depuis plusieurs semaines, est au cœur des préoccupations des marchés : le rapport sur l’emploi de septembre, l’un des premiers indicateurs de rattrapage attendu, pourrait renforcer les anticipations d’une baisse des taux, après des chiffres décevants dans les récentes enquêtes privées. Certaines pertes de données pourraient toutefois être définitives, le gouvernement américain ayant indiqué que les rapports sur l’emploi et l’indice des prix à la consommation (IPC) d’octobre pourraient ne jamais être publiés.
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Risque de nouvelles fermetures en janvier
«La plupart des agences gouvernementales ne sont financées que jusqu’au 30 janvier. Autrement dit, une nouvelle fermeture pourrait survenir dans un peu plus de dix semaines, surtout si les tensions autour des subventions pour la santé — que les démocrates avaient défendues — s’intensifient d’ici là», prévient toutefois Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank, dans une note.
En réaction à l’annonce, attendue depuis plusieurs jours, de la fin officielle du «shutdown», les actions étaient bien orientées en Asie, le Topix japonais atteignant un sommet, après les records enregistrés la veille par le Dow Jones, le FTSE et le Stoxx 600 européen. L’or a de son côté marqué une pause après plusieurs séances de rebond.
Parallèlement, le yen japonais continue de glisser vers des niveaux susceptibles de déclencher une intervention des autorités. Un bref dépassement du seuil de 155 yens pour un dollar mercredi a incité le ministère des Finances à rappeler qu’il surveillait de près la situation. La devise s’est maintenue juste au-dessus de ce niveau lors des échanges asiatiques, bien qu’elle ait atteint un plus bas historique de 179,49 yens pour un euro. La première ministre Sanae Takaichi souhaite maintenir des taux bas et a demandé une coordination étroite avec la Banque du Japon. Jeudi, le gouverneur de la BoJ, Kazuo Ueda, a confirmé que ses objectifs étaient alignés sur ceux du gouvernement, visant une inflation modérée accompagnée d’une hausse des salaires, afin de relancer la croissance.
(Avec Reuters)
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