Les entreprises européennes sous LBO affichent une productivité robuste

Entre 2005 et 2011, leur productivité moyenne annuelle s’est élevée à 6,9%, tandis que les effectifs ont crû de 2,2% par an, selon Ernst & Young
Virginie Deneuville
Illustration: PHB/Agefi
Illustration: PHB/Agefi  - 

Le bilan dressé par Ernst & Young sur les sociétés sous LBO en Europe se révèle des plus positifs. Entre 2005 et 2011, la productivité moyenne de ces sociétés, mesurée par l’excédent brut d’exploitation ramené au nombre d’employés, s’est élevée à 6,9% par an, selon la dernière étude annuelle réalisée par le cabinet. Cette productivité moyenne atteint même 10,5% pour les entreprises françaises, contre un taux moyen de 10,1% au Royaume-Uni et 8,1% pour la zone regroupant l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche. La productivité moyenne des sociétés sous LBO dans les pays nordiques et les pays de l’Europe méditerranéenne s’établit à respectivement 6% et 3,5%.

«Il y a de belles sociétés en France, pays où il existe parallèlement un vrai manque de capitaux pour financer les entreprises de taille moyenne. Les fonds disposent d’un important vivier pour sélectionner les entreprises ayant les meilleures perspectives de croissance. Ils disposent par ailleurs de capitaux pour les aider à croître», explique Daniel Benquis, associé chez Ernst & Young.

Elément notable, l’atteinte de cette productivité ne se traduit pas par des coupes massives dans les effectifs. Au contraire, le nombre de salariés au sein de ces sociétés a progressé en moyenne de 2,2% par an entre 2005 et 2011. Ce taux de croissance annuelle de l’emploi se révèle le plus élevé en France, à 5,8%, sur cette période. La zone Allemagne - Suisse - Autriche affiche un taux de croissance de 2,9%, suivi par le Royaume-Uni (2,2%), les pays nordiques (1,7%) et les pays de l’Europe méditerranéenne (0,5%).

L’échantillon est composé de 473 sociétés ayant été cédées par des fonds entre 2005 et 2011 et dont la valorisation lors de l’investissement initial dépassait 150 millions d’euros. Or, dans le sillage de la crise, si les sociétés de qualité ont généralement trouvé preneur, d’autres ont finalement dû être conservées au sein des portefeuilles, risquant de générer une baisse globale des rendements lors de la réalisation de leurs futures cessions.

Sur la base de cet échantillon, 87% des investissements réalisés sur les sept dernières années ont généré un rendement positif pour les investisseurs. Ce pourcentage est porté à 90% sur la seule année 2011, où 83 cessions ont été réalisées en 2011, soit le plus haut niveau enregistré depuis les pics de 2006 et 2007, souligne l’étude.

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