Les datarooms virtuelles réduisent fortement le coût des opérations de M&A
La sécurisation du processus de due diligence, étape essentielle des opérations de fusions et acquisitions, passe par l’utilisation d’une dataroom (chambre de données) regroupant l’ensemble des informations confidentielles mises à la disposition des acquéreurs potentiels et de leurs conseils (banques, cabinets d’avocats…). Les documents juridiques, financiers et fiscaux ainsi consultables sont destinés à évaluer au mieux la valeur des actifs de la cible.
Les datarooms physiques traditionnelles induisent cependant des coûts importants liés à la recherche et à la copie des documents papiers, à la location et à la surveillance de la salle, sans oublier les frais de déplacement occasionnés.
La montée en puissance des datarooms électroniques depuis une dizaine d’années a largement contribué à simplifier et à accélérer cette phase d’audit, tout en générant des économies substantielles. «Alors que le coût moyen d’une dataroom physique est susceptible de varier entre 50.000 euros et 2 millions d’euros, ce coût pourra être réduit de 75% en recourant à une dataroom virtuelle», explique à L’Agefi Alexandre Grellier, PDG de Drooms, leader européen des datarooms électroniques.
Créée en 2001, l’entreprise germano-suisse, qui emploie aujourd’hui environ 80 personnes, compte parmi ses clients des grandes entreprises mais aussi des PME. Les entreprises industrielles ou les groupes de private equity qui réalisent régulièrement des transactions peuvent avoir recours à une dataroom permanente (lifecycle). Drooms sera alors rémunéré mensuellement «en fonction de la quantité de documents stockés, mais jamais en fonction du nombre d’utilisateurs», souligne Alexandre Grellier.
Une fois les documents numérisés et indexés, un accès distant et sélectif est établi à travers un lien sécurisé. «Un système de cryptage des données est mis en place pour toutes les pages consultées par les différents protagonistes», précise le dirigeant, en ajoutant que la rapidité d’accès à des documents souvent volumineux est essentielle pour évaluer la qualité de la prestation.
L’intérêt de la dataroom ne se limite d’ailleurs pas à la phase de due diligence. «En permettant de retracer l’ensemble des opérations de consultation effectuées, la dataroom pourra également servir à arbitrer un éventuel litige entre l’acquéreur et le vendeur postérieurement à la clôture d’une transaction», conclut Alexandre Grellier.
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