Les créations d’emplois aux Etats-Unis dépassent les attentes
Les créations d’emplois aux Etats-Unis se sont poursuivies à un rythme soutenu au mois de février, dépassant les prévisions, ce qui devrait conforter les projets de resserrement monétaire de la Réserve fédérale (Fed).
Les Etats-Unis ont créé 678.000 emplois nets le mois dernier, contre 481.000 en janvier, en données révisées, a annoncé vendredi le département américain du Travail. Le nombre de postes créés en janvier avait été estimé initialement à 467.000. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires s’attendaient à la création de 440.000 emplois nets aux Etats-Unis en février.
Le taux de chômage dans le pays s’est établi à 3,8% en février, contre 4% le mois précédent. La prévision des économistes était d’un taux de chômage de 3,9% en février.
Un relèvement des taux prévu en mars
Le rapport sur l’emploi du mois de février est le dernier avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Fed, les 15 et 16 mars. Le président de la Fed, Jerome Powell, s’est dit favorable cette semaine à un relèvement des taux de 25 points de base à l’occasion de cette réunion, dans un contexte d’inflation élevée et de tensions sur le marché du travail aux Etats-Unis. Une « série » de hausses supplémentaires devrait ensuite intervenir cette année, a-t-il indiqué au cours de son audition semestrielle au Congrès américain.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté de 6,1% sur un an en janvier, selon l’indice PCE, l’indicateur préféré de la Fed pour évaluer l’inflation. En excluant les catégories volatiles de l’alimentation et de l'énergie, l’inflation dite de base s’est établie à 5,2%, près de son plus haut niveau en 40 ans.
La guerre en Ukraine risque de renforcer l’inflation à court terme, a prévenu le président de la Fed devant le Congrès. « Nous allons assister à des pressions à la hausse sur l’inflation, au moins temporairement » en raison de l’augmentation des prix des matières premières et plus particulièrement de l'énergie, a indiqué Jerome Powell.
Le conflit en Ukraine exacerbe également les perturbations des chaînes mondiales d’approvisionnement, a ajouté le président de la Fed, alors que la désorganisation provoquée par la crise sanitaire avait constitué une des principales forces inflationnistes ces derniers mois.
Jerome Powell a cependant souligné qu’il était trop tôt pour déterminer comment l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les sanctions imposées par l’Occident à Moscou influeraient sur l'économie américaine. « Les effets à court terme sur l'économie américaine de l’invasion de l’Ukraine, de la guerre en cours, des sanctions, et des événements à venir, restent très incertains », a-t-il prévenu.
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