Les coûts de transaction en Bourse ont peu diminué avec la directive MIF
Les coûts d’exécution moyens pour un courtier institutionnel majeur ont globalement diminué de 8% depuis 2008. C’est la conclusion du baromètre du cabinet Equinox Consulting pour L’Agefi sur l’évolution des coûts de marché et de post-marché à la suite de la fragmentation des marchés actions née de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF). Cette étude, qui porte sur le coût moyen d’une transaction par opposition aux tarifs unitaires une fois un gros ordre segmenté en plusieurs petits pour en limiter l’impact de marché, montre que les coûts des échanges ont considérablement augmenté sur le LSE et sur Deutsche Börse, mais diminué sur Nyse Euronext et sur les plates-formes alternatives MTF.
«Après une forte hausse jusqu’à mars 2009 du fait de la réduction significative de la taille moyenne des ordres exécutés, on a vécu une baisse des coûts en points de base due à l’introduction dans le mode de facturation des marchés réglementés d’une part variable selon les montants exécutés comme sur les MTF», explique Gaspard Bonin, directeur associé du cabinet. «On voit une remontée pour le LSE depuis mi-2011 et la mise en place d’un coût de surcharge lié aux ordres annulés qui vise le trading haute fréquence».
Les coûts de compensation varient dans une fourchette de 0,07 pb sur Chi-X/Bats à 0,14 pb sur le LSE, avec une forte diminution depuis 2008 (-60% pour LCH.Clearnet, -30% pour Eurex) sous la pression des marchés qui menacent régulièrement de changer de chambre de compensation depuis qu’EuroCCP ou EMCF se sont lancées en Europe. La récente fusion Chi-X/Bats a en outre relancé les accords d’interopérabilité allant dans ce sens. Enfin, les coûts de règlement-livraison ont augmenté du fait de capitaux traités en baisse, et surtout d’une fragmentation des ordres entre différentes plates-formes d’exécution qui a démultiplié d’autant les lieux de règlement-livraison quotidiens.
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