Les contrats d’épargne retraite d’entreprise résistent mieux
Pour le gouvernement, qui travaille à la simplification des produits d’épargne-retraite, la lecture du nouveau document de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), «Les retraités et les retraites» (édition 2018), sera riche d’enseignements. Ce document présente un panorama complet de la retraite en France en 2016 et 2015. Il explore aussi certains dispositifs spécifiques comme l’épargne retraite supplémentaire.
Ainsi, selon la DREES, le montant des prestations servies dans le cadre de contrats de retraites supplémentaires ne représente qu’une petite fraction du total des pensions de vieillesse et de survie (6,1 milliards d’euros contre 308 milliards d’euros versées en 2016).
«Les rentes viagères de retraite supplémentaire restent en moyenne à un niveau très modeste, par rapport aux pensions de retraite versées par les régimes obligatoires», souligne le document. A l’exception des contrats de type «article 39» du CGI, leur montant est compris entre 75 et 185 euros par mois, soit 900 à 2.200 euros en moyenne par an, contre une pension moyenne (tous régimes de droit direct) de 1.389 euros bruts mensuels. En 2016, le montant moyen annuel des rentes viagères distribuées s’est élevé à 2.250 euros, tous produits confondus. Ce sont les produits souscrits en entreprise (Perco notamment) qui garantissent la plus élevée (3.050 euros en moyenne). Parmi ces produits, de grandes disparités apparaissent. Les contrats à prestations définies procurent des rentes viagères de 7.130 euros par an en moyenne, contre 2.190 euros pour les contrats de type «article 83» du CGI.
Moins chanceux, les indépendants ont vu la rente moyenne de leur retraite supplémentaire diminuer de 5% en euros constants en 2016, pour la première fois depuis 2011 : 1.900 euros pour les contrats Madelin et 1.060 euros pour les contrats «exploitants agricoles». Une évolution sans doute marquée par le contexte des taux d’intérêt faibles.
Parmi les produits souscrits dans un cadre personnel, la rente moyenne annuelle servie au titre des Perp a chuté de 10% en 2016, à 1.240 euros.
La DREES souligne que le nombre des bénéficiaires de prestations servies au titre d’un contrat de retraite supplémentaire s’est accru de près de 4% en 2016 pour atteindre 2,4 millions de personnes. Malgré cette hausse, le total de retraités concernés ne représente que 11,6% des retraités de droit direct des régimes obligatoires par répartition.
Plus d'articles du même thème
-
TPT devient le deuxième superfund britannique à passer l'évaluation du régulateur
TPT Retirement Solutions a levé du capital pour reprendre des régimes de retraite à prestations définies dont l'employeur historique souhaite se défaire. -
Les fonds de pension britanniques placent 3,3% de leurs actifs dans le non-coté local
Les 17 fonds de pension britanniques engagés dans l'accord de Mansion House ont placé 6,6% des actifs de leurs fonds par défaut en non-coté, dont 3,3% au Royaume-Uni, selon l'ABI et Pensions UK. -
L'Allemagne s'apprête à lancer une épargne retraite par capitalisation dès l'enfance
Berlin versera 10 euros par mois aux enfants de six à 18 ans pour leur retraite, sous réserve de l'accord des Länder. Sans contrat ouvert par les parents, la Bundesbank placera les sommes en actions.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime » -
Chasse aux sorcières« Du maccarthysme à l’ancienne » : comment la rhétorique de Lecornu fait les affaires de Mélenchon
A force de voir l’ombre de LFI partout, sans jamais reconnaître ses propres manquements, le chef du gouvernement achève de dresser toute la gauche contre lui -
EditorialFermeté de la justice avec les émeutiers : assez de cris d’orfraie !
Les mêmes qui s’indignent immanquablement des attaques contre les « juges rouges » sont tout à coup bien prompts à accréditer l’idée d’une justice aux ordres