Les marchés boursiers européens ont accusé ce lundi leur sixième séance consécutive de recul (-3,2% au total), alors que Wall Street est resté stable sur cette période.
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Ivan Best
L’indice CAC 40 a perdu 3,2% en une semaine.
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Photo Euronext
Six séances consécutives de baisse pour le CAC 40, qui a reculé de 3,2% en une semaine, en dépit d’une réduction des pertes en fin de séance ce lundi, et une baisse équivalente pour l’Eurostoxx 50… Un simple «besoin de respiration», selon la formule des analystes de DNCA Investments, ou les prémices d’une véritable correction boursière, comme l’anticipe Christopher Potts, directeur de la recherche économique et stratégique de Kepler Cheuvreux ?
Alors que le discours sur la croissance en zone euro se veut de plus en plus optimiste, les Bourses européennes décrochent paradoxalement par rapport aux indices de Wall Street, quasiment stables sur la même période (-0,3% pour le S&P 500).
Certains analystes, comme Jim Reid, de Deutsche Bank, voient dans la faiblesse subite des marchés européens la conséquence d’une accumulation de facteurs conjoncturels. Elle cite l’aplatissement de la courbe des taux depuis les annonces de Mario Draghi, les tensions au Proche-Orient, et la hausse des prix pétroliers (+9,3% sur les trois dernières semaines, +30,4% depuis les niveaux les plus bas de juin).
Christopher Potts insiste, lui, sur des facteurs plus fondamentaux, propres à l’économie européenne. «On parle de forte croissance en Europe, d’expansion au plus haut depuis dix ans, mais les résultats des entreprises ne suivent pas» dit-il à L’Agefi.«De ce point de vue, on n’a constaté aucune amélioration, aucune bonne surprise, depuis le début de l’année. En outre, beaucoup d’investisseurs ont applaudi les décisions et le message de Mario Draghi, mais c’est en fait une communication très pessimiste. Ses annonces sont le constat de l’échec d’une politique à faire repartir un tant soit peu l’inflation.» Que peut-on en conclure? Que «les prises de bénéfice de novembre marquent la première étape de la transition d’un pic de marché vers une correction de marché, la période la plus dangereuse étant le début de l’an prochain», affirme Christopher Potts.
Plus mesurés, les analystes d’Aurel BCG estiment néanmoins que «les marchés actions possèdent un potentiel de hausse limité» car «l’année 2017 s’achève sur des niveaux de valorisation élevés des principaux indices actions». Pour eux, une nouvelle chute des indices pourrait, cette fois, venir des Etats-Unis. «Les faiblesses du marché actions sont clairement liées à la ‘cherté' de Wall Street, alors que l’économie américaine est proche de la fin de son cycle de croissance.»
Le Brexit a cassé le monopole de la City, mais sans vraiment détrôner la capitale londonienne qui conserve une puissance globale au travers de certains marchés clés comme les changes ou les matières premières. Une tendance à la «reconvergence» avec l’UE se dessine.
Depuis le Brexit, la Bourse de Londres a moins progressé que les autres grands marchés actions. Elle est également affectée par la faible croissance et l’instabilité politique. L’indice FTSE 100 garde un biais défensif mais le marché veut de la croissance.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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