Les BFI françaises affichent un deuxième trimestre solide
En attendant la publication des comptes du Crédit Agricole demain, le deuxième trimestre s’est révélé positif pour les banques de financement et d’investissement (BFI) françaises. Le niveau toujours faible de la volatilité et des taux n’a pas trop pesé sur leur activité.
Le résultat avant impôt de la BFI au sein des établissements hexagonaux a progressé en moyenne de 36% : +28% chez BNP Paribas, +39% pour le pôle de banque de grande clientèle chez Natixis et +41% pour la Société Générale, en excluant la gestion d’actifs et la banque privée.
Les activités de trading ont permis à BNP Paribas d’afficher de solides performances opérationnelles, faisant presque oublier la sanction américaine qui a provoqué une perte exceptionnelle de 5,7 milliards d’euros. Sur les marchés de taux et changes, l’établissement de la rue d’Antin affiche une progression de ses revenus de 22% à 986 millions d’euros, en ignorant l’effet ponctuel de la nouvelle norme de funding value adjustment –ou FVA– dans l’évaluation des dérivés.
Moins présente dans cette activité que BNP Paribas, la Société Générale affiche néanmoins une progression de 9% (à 676 millions). «L’activité a été soutenue par la clientèle des entreprises», a indiqué le 1er août Philippe Heim, son directeur financier. Pour sa part, Natixis, acteur de taille plus modeste, voit ses revenus dans le trading de taux bondir de 30% (à 284 millions).
A titre de comparaison, Barclays, qui réduit considérablement la voilure dans la BFI, accuse un recul de 27% de ses revenus de sa plate-forme de taux, change et matières premières, qui était pourtant son moteur traditionnel. Les revenus des banques américaines baissent en moyenne de 9,2%, tandis qu’UBS a reculé de 1,9%, Deutsche Bank est stable et Credit Suisse a progressé de 4%.
Sur les actions, BNP Paribas sort également renforcé. Les revenus de son pôle actions & conseil progressent de 20,5% (à 553 millions), hors FVA. La Société Générale a déçu, alors que le trading actions et dérivés constitue son traditionnel son point fort. Souffrant d’un effet de base défavorable (l’activité avait bénéficié d’un gain de 98 millions d’euros sur la vente de créances de Lehman Brothers au deuxième trimestre 2013), la banque affiche un recul de 13,4%, à 538 millions. Sans cet élément, ses revenus progressent tout de même de 3%. Natixis, qui poursuit le déploiement de l’activité de dérivés, affiche lui une croissance de 12% dans l’activité actions (à 126 millions).
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