Les banques américaines devraient être pénalisées par le trading
Alors que débute cette semaine la saison des publications de résultats pour les banques américaines, celles-ci devraient se révéler une nouvelle fois pénalisées par leurs activités de trading. Plusieurs analystes ont ainsi réduit les prévisions des deux principales banques exposées à cette activité, Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Les bureaux d’études Sanford C. Bernstein et Ticonderoga Securities ont ainsi respectivement réduit la prévision de bénéfice par action de Goldman Sachs au quatrième trimestre de 76% à 0,8 dollar (0,6 euro) et un dollar. Les deux bureaux prévoient un creusement des pertes de Morgan Stanley, à respectivement 0,2 dollar et 0,6 dollar par action.
Sur le troisième trimestre 2011, Goldman Sachs avait enregistré une perte de 0,8 dollar par action et Morgan Stanley avait dégagé un bénéfice de 1,1 dollar grâce à un effet comptable sur la valorisation de sa dette. Les deux banques devraient toutefois doubler leur bénéfice par action sur l’année 2011, selon le consensus Bloomberg.
Sur le quatrième trimestre, le consensus vise un résultat ajusté par action de 1,5 dollar pour Goldman Sachs et de -0,6 dollar pour Morgan Stanley, qui doit passer une charge de 1,8 milliard de dollars dans le cadre de son litige avec le rehausseur de crédit MBIA. Concernant JP Morgan, qui annoncera ses résultats vendredi et avait affiché un bénéfice d’un dollar par action au troisième trimestre, le consensus s’établit à 0,9 dollar par action.
«Les problèmes réglementaires et le rythme de la reprise économique mondiale génèrent des difficultés supplémentaires pour les grands courtiers», relève un analyste chez Sanford C. Bernstein. Aux yeux de CreditSights, si de nombreux éléments, tels que la règle Volcker et la pression globale sur les marges, pèsent sur les grandes banques américaines, «celles-ci ont adapté leur bilan et leur modèle d’activité au nouvel environnement».
Le bureau d’études a ainsi relevé début janvier son opinion sur le secteur à «surperformance», et plus spécifiquement sur Citigroup, Goldman Sachs et Morgan Stanley. CreditSights a en revanche maintenu son opinion de «performance en ligne» sur Bank of America, «qui a plus de difficultés sur son marché domestique, notamment dans l’immobilier». Le bénéfice par action de la banque, qui s’est établi à 0,6 dollar au troisième trimestre, devrait ressortir à 0,2 dollar selon Bloomberg.
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