Les autorités craignent une surchauffe de l’immobilier de bureaux
A l’issue de sa réunion trimestrielle, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a indiqué hier soir dans un communiqué qu’il allait surveiller avec une attention particulière les risques pesant sur le secteur immobilier non résidentiel, à propos duquel il constate une grande diversité des biens sous-jacents ainsi que le nombre important des acteurs engagés. Il observe une «forte hausse de la demande des investisseurs sur certains segments de marché et un niveau élevé des prix, en particulier sur les bureaux en région parisienne ». Il sera donc vigilant sur les évolutions en cours, l’exposition des acteurs à ces évolutions, ainsi que sur les pratiques de financement. Il publiera prochainement son diagnostic pour consultation à ce sujet.
Concernant l’immobilier résidentiel, il note la reprise de la poursuite des transactions et une inflexion à la hausse des prix immobiliers résidentiels fin 2015, après un mouvement de correction graduelle et continue depuis 2012. Il restera ainsi «très attentif sur leur évolution à venir, notamment si devait émerger une dynamique spéculative». Il surveillera en conséquence les pratiques de financement «qui ne doivent pas fragiliser le secteur bancaire».
Le Haut Conseil a par ailleurs décidé de l’extension aux expositions à l’immobilier résidentiel en Belgique des banques françaises de la mesure macro-prudentielle adoptée par la Banque Nationale de Belgique, conformément aux préconisations du Conseil Européen du Risque Systémique.
Les autres sources de vulnérabilité du secteur financier français sont liées à l’environnement de taux bas. Le Haut Conseil juge en particulier «insuffisant l’ajustement à la baisse des rémunérations des contrats d’assurance-vie intervenu en 2015» en insistant sur la «prudence» qui doit présider à leur détermination pour garantir la solidité des acteurs. «Dans le contexte actuel de développement des taux d’intérêt négatifs, une poursuite de l'évolution des modèles et des ajustements des rendements est nécessaire», estime l’institution présidée par le ministre des Finances, Michel Sapin.
Suite aux tensions récemment observées sur les marchés financiers, le Haut Conseil continuera à examiner le mouvement des prix sur certains segments de marché, notamment sur la dette obligataire, y compris les titres hybrides, sur les matières premières et les secteurs liés à l’énergie.
Plus d'articles du même thème
-
Hines réalise un premier closing de plus de 500 millions d'euros pour son nouveau fonds immobilier européen
La société de gestion vise 1,5 milliard d'euros pour son fonds Herep IV. -
Morgan Stanley IM acquiert cinq actifs logistiques en France
Le prix pour ces actifs situés à Paris, Lille, Bordeaux, Nîmes et Tours, est de 104 millions d'euros. -
Batipart s'active sur un marché immobilier au ralenti
En un an, le groupe familial a déployé près d'un milliard d'euros en acquisitions, dont celle de l'hôtel Pullman Tour Eiffel, et levé 1,3 milliard de financements hypothécaires. En se montrant opportuniste.
ETF à la Une
T. Rowe Price crée le poste de responsable des solutions ETF pour la région EMEA
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Fort ApacheFace aux champions chinois de la tech, les Etats-Unis érigent de nouvelles barrières
Au nom de la sécurité nationale, les autorités américaines ont décidé d'interdire les importations de robots fabriqués en Chine -
Pourquoi les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont-ils bombardé l'Irak ?
En représailles à des frappes iraniennes interceptées, Washington et Riyad ont mené une campagne de bombardement sur des groupes pro-iraniens dans l’est de l’Irak -
Qui a vraiment voté contre la lutte anti-incendie ? La classe politique s’écharpe sur les feux de forêt
LFI, Renaissance et le RN s’accusent mutuellement d’avoir voté contre le renforcement des moyens de lutte contre les incendies. Quitte à tordre la réalité.