Les attaques en Arabie Saoudite inversent brutalement la tendance sur le pétrole
Les cours sur le pétrole s’inversaient fortement lundi matin, après que deux installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco dans l’est de l’Arabie saoudite, à Abdaïk (plus grand site mondial de transformation de brut) et Khouraïs, ont été attaquées samedi par des drones envoyés par le mouvement yéménite Houthi, provoquant l’interruption partielle de la production de pétrole brut et de gaz sur près de 5 millions de barils par jours (mbj), soit près de la moitié de la production saoudienne, ou 5% du commerce quotidien mondial du pétrole. Les contrats sur le WTI et le Brent gagnaient environ +9% en fin de matinée, respectivement autour de 60 et 66 dollars, des niveaux qui n’avaient quasiment plus été touchés depuis le 23 mai et la confirmation de la guerre commerciale sino-américaine. Les cours du Brent se sont envolés de près de 20% en début de séance, une flambée inconnue depuis la Guerre du Golfe de 1991.
Les installations d’Aramco restent une cible et pourraient être attaquées «à tout moment», a déclaré lundi sur Twitter un porte-parole du mouvement houthi. L’Arabie saoudite doit mettre un terme à «l’agression et au blocus» subis par le Yémen, a dit le porte-parole repris par Reuters.
«Il ne fait aucun doute que l’Iran est responsable», a déclaré pour sa part un haut responsable de l’administration américaine pour étayer des accusations formulées dès samedi par le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, avant que le président Donald Trump n’annonce dimanche que les Etats-Unis sont prêts à riposter.
Lundi matin, la compagnie Aramco aurait expliqué pouvoir avoir besoin de «plusieurs mois» pour retrouver ses volumes normaux de production, avant de préciser qu’une petite partie de la production, pour un tiers peut-être, pourrait quand même reprendre dès ce lundi. A Londres, l’Agence internationale de l'énergie (AIE) suivait de près la situation et est en contact avec les autorités saoudiennes.
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