L'économie de la zone euro s’essoufle
La croissance de l'économie de la zone euro a été nulle au deuxième trimestre, selon la première estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée par Eurostat, ce jeudi. Un coup d’arrêt logique à la reprise qui se dessinait dans la zone après les contre-performances économiques en Allemagne, en France et en Italie entre avril et juin.
L’Allemagne a enregistré une contraction de 0,2% de son PIB au deuxième trimestre, tandis que la France a enregistré une croissance nulle. Le 6 août, l’Italie a annoncé être rentrée en récession au deuxième trimestre, l’activité s'étant contractée de 0,2% après -0,1% au sur les trois premiers mois de l’année.
La stagnation de la zone euro et les mauvais chiffres allemands et français sont de mauvais augure pour l'évolution de l’activité au second semestre. L’escalade des sanctions économiques entre l’Europe et la Russie en raison de la crise en Ukraine ne peuvent qu’accentuer la faiblesse de la conjoncture économique européenne.
Par ailleurs Eurostat a indiqué que les prix ont diminué de 0,7% en juillet en zone euro. En rythme annuel l’inflation s’est établie à 0,4%, un plus bas depuis octobre 2009. L’inflation de base, qui exclut l'énergie, l’alimentation, le tabac et l’alcool, est restée inchangée à +0,8% pour le deuxième mois consécutif.
Seules bonnes nouvelles, les pays qui avaient fortement souffert de la crise de 2007-2008 se redressent. En Espagne et au Portugal, la croissance a atteint 0,6%. Aux Pays-Bas, le PIB a rebondi de 0,5% après un tassement de 0,4% sur janvier-mars. La Grèce affiche sa plus faible contraction depuis la fin 2008, mais totalise six ans de récession.
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