La Chine a affiché en 2019 sa plus faible croissance depuis près de trente ans mais avec une amélioration au quatrième trimestre.
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Xavier Diaz
Le PIB chinois a réalisé l’an dernier sa plus faible progression depuis 1990.
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Sans surprise, la Chine a affiché, en 2019, sa croissance annuelle la plus faible depuis 29 ans. Son PIB a progressé de 6,1% sur un an, après 6,4% en 2018, dans le bas des prévisions du gouvernement (entre 6% et 6,5%). L’économie chinoise a dû faire face au ralentissement du commerce mondial, en plein conflit avec les Etats-Unis, et à la morosité de l’investissement dans un contexte de lourd endettement.
Ces chiffres ont été bien accueillis par les investisseurs car au quatrième trimestre, la croissance s’est établie à 6%, en rythme annuel, marquant une stabilisation de l’économie. «L’économie chinoise a terminé 2019 sur une meilleure tendance», juge Wei Yao, économiste chez SG CIB. Un signe que l’apaisement des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, qui viennent de signer un accord de phase 1, commence à avoir un impact favorable sur l’activité, mais aussi que les mesures monétaires (réforme des taux, baisse des réserves obligatoires des banques…) et budgétaires (diminution de la fiscalité des ménages, projets d’infrastructures…) mesurées portent leurs fruits. Les autorités chinoises doivent concilier relance économique et maîtrise de l’endettement.
«L’activité manufacturière se reprend après quatre mois consécutifs de déclin grâce aux exportations qui se stabilisent et à la progression de l’investissement», poursuit l’économiste de SG CIB qui note toutefois que les secteurs à faible valeur ajoutée restent sous pression. La progression des investissements est passée de 4,8% au troisième trimestre à 5,4% au quatrième. La consommation résiste, grâce notamment au secteur automobile, malgré les pressions sur le marché de l’emploi et la hausse de l’inflation (4,5% en novembre) en raison de la crise du porc. En revanche, le secteur immobilier, un des poumons de l’économie chinoise, s’essouffle.
Objectif de 6% pour 2020
Cette tendance plus favorable de l’économie a été soutenue en décembre par une croissance du crédit. Les économistes s’attendent à ce que les autorités continuent de stimuler l’économie par petites touches pour éviter un trop fort ralentissement et un impact sur l’emploi mais aussi un nouvel emballement de la dette. Le gouvernement vise en 2020 une croissance de 6%, selon Reuters, grâce aux dépenses en infrastructures. «Le momentum plus favorable, conjugué à la signature de l’accord de phase un, devrait placer l’économie sur des bases plus solides début 2020», selon Wei Yao, qui a revu en hausse sa prévision pour cette année à 5,9% mais ne s’attend pas à un fort rebond.
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