Le tsunami de la dette atteint un nouveau record mondial
Publié le
Xavier Diaz
endettement des entreprises
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L’endettement mondial devrait atteindre un niveau sans précédent de 277.000 milliards de dollars (365% du PIB) à la fin de l’année en raison des montants colossaux empruntés par les Etats et les entreprises pour faire face à la crise du coronavirus, selon les prévisions de l’Institute of International Finance (IIF) publiées mercredi. La dette a déjà augmenté de 15.000 milliards de dollars depuis le début de l’année fin septembre, à 272.000 milliards, selon les estimations de l’IIF. Cette progression est imputable pour près de la moitié aux Etats, principalement développés.
La dette totale (publique et privée) des pays développés a ainsi bondi à 432% de leur PIB à la fin du troisième trimestre contre environ 380% fin 2019, sous l’effet combiné de la hausse de l’endettement et de la baisse du PIB. Ce ratio se stabilise avec le rebond de la croissance, même s’il reste limité par les reconfinements. Pour les pays émergents, ce ratio était proche de 250% fin septembre, et de 335% pour la Chine.
Aux Etats-Unis, la dette totale devrait atteindre 80.000 milliards de dollars en fin d’année, soit quelque 9.000 milliards de plus qu'à fin 2019. Dans la zone euro, elle a déjà augmenté de 1.500 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année pour atteindre 53.000 milliards fin septembre, proche du plus haut jamais atteint au deuxième trimestre 2014 (55.000 milliards).
Alerte sur la dette émergente
L’IIF lance un avertissement sur les dettes des pays émergents pour lesquelles quelque 7.000 milliards de dollars d’obligations et d’emprunts syndiqués arriveront à échéance d’ici la fin de l’an prochain, dont 15% sont libellés en dollars américains. Or la baisse des recettes fiscales de ces pays rend le remboursement de ces dettes beaucoup plus coûteux malgré la faiblesse globale des taux d’intérêt.
L’institution s’inquiète également de la capacité de désendettement de l’ensemble des pays. «Il y a d’importantes incertitudes sur la manière dont l'économie mondiale pourra se désendetter à l’avenir sans conséquences négatives importantes pour l’activité économique », s’inquiète l’IIF qui anticipe une poursuite du gonflement de l’endettement mondial de 85.000 milliards à plus de 360.000 milliards d’ici 2030, car les gouvernements ne devraient pas commettre l’erreur de l’austérité comme lors de la crise financière.
Portées par l’espoir d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran et le regain d’euphorie sur l’IA, les marchés actions sont au plus haut, tandis que la réduction des craintes de stagflation a soutenu les marchés de taux. Le pétrole a chuté de près de 20%.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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