Le taux du Livret A pourrait être révisé plus fréquemment
La rémunération du Livret A, gelée à 0,75% jusqu’en janvier 2020, va faire l’objet d’une nouvelle réforme, qui s’appliquerait par la suite. Les principes de celle-ci seraient en passe d’être établis, affirme Le Monde, dont les informations ne sont pas commentées par Bercy «à ce stade».
Aujourd’hui, le taux de ce placement est susceptible de changer en février, mai, août et novembre, sur proposition de la Banque de France. Celle-ci suggère des modifications selon l’évolution de l’inflation et des taux d’intérêt. Le taux de rémunération correspond théoriquement à la hausse des prix sur un an, augmentée d’un quart de point, ou, si le résultat du calcul est supérieur, à la moyenne entre l’inflation et les taux d’intérêt à court terme. Ce principe ne changerait pas fondamentalement. Des ajustements seraient possibles, mais la rémunération dépendrait toujours de l’inflation et des taux d’intérêt à court terme.
Des paliers à 0,10 point
Ce qui évoluerait surtout, c’est la limite basse actuelle concernant l’évolution du taux du livret. Celui-ci ne peut bouger, au minimum, que de 0,25 point. Dans le contexte actuel de taux très faibles, une telle variation est importante et peut donner lieu à débat. Pour dédramatiser les changements, le gouvernement serait prêt à des évolutions de seulement 0,10 point du taux, d’une fois sur l’autre. La rémunération pourrait donc changer plus fréquemment. Et le taux pourrait ainsi passer de 0,75% à 0,85%, puis 0,95% ou 1%, à mesure que l’inflation remonte.
Autre évolution, toujours dans le sens d’une dépolitisation du dossier, un taux plancher serait fixé, en valeur absolue. Ainsi, la rémunération ne pourrait pas descendre, par exemple, sous les 0,5%, alors que le calcul en fonction de l’inflation et des taux d’intérêt a pu conduire à un résultat inférieur ces dernières années, compte tenu de la hausse des prix proche de zéro. Cela éviterait une intervention politique destinée à empêcher que le taux du fameux livret tombe à un niveau proche de zéro.
Depuis le début de l’année, la collecte du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) est positive (+5,19 milliards d’euros), ce qui ne fait pas nécessairement les affaires de la Caisse des Dépôts, qui doit trouver des placements sûrs et suffisamment rémunérateurs dans un environnement de taux très faibles.
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