Le rythme des nouveaux LBO recommence à s’essouffler
Les fonds de capital-investissement sont un peu moins dynamiques depuis le pic du premier trimestre, marqué par deux gros retraits de cote
Publié le
Amélie Laurin
Après une hausse ininterrompue depuis début 2012 jusqu’au pic du premier trimestre 2013, l’activité des fonds de capital-investissement a reflué au cours des six derniers mois. La valeur cumulée des opérations nouvelles atteint 60 milliards de dollars (44,3 milliards d’euros) au troisième trimestre, contre 67 milliards au deuxième et 86 milliards à fin mars, selon les données du cabinet Preqin.
Malgré ce ralentissement, «le courant d’affaires des rachats d’entreprises par des fonds continue à être encourageant pour 2013, estime Ignatius Fogarty, responsable du private equity chez Preqin. Il est en hausse de 19% (en valeur, ndlr), par rapport à la même période en 2012, ce qui démontre que les gestionnaires du capital investissement continuent à trouver de bonnes occasions d’investissement, malgré quelques inquiétudes sur la baisse du flux d’opérations». Certains craignent en effet d’avoir du mal à trouver des cibles de qualité pour absorber la surabondance de fonds à investir.
Si aucune n’égale les retraits de cote record de Heinz et Dell au premier semestre, six des quinze plus grandes opérations de l’année ont été annoncées ou finalisées au troisième trimestre (lire le tableau en annexe). La plus importante est le rachat de l’enseigne de distribution nord-américaine Neiman Marcus par Ares Management et CPP. TPG et Warburg Pincus en tireront 6 milliards de dollars.
Les Etats-Unis concentrent six des dix plus gros LBO du trimestre. La cession d’ING Life Korea se classe 5e (1,65 milliard de dollars) et celle de l’enseigne française OGF arrive en 7e position. L’entreprise de pompes funèbres est passée des mains d’Astorg et Vestar Capital au fonds russe Pamplona Capital Management pour 900 millions d’euros. Suivent deux opérations britanniques de 750 millions de livres en 8e et 9e position.
Les 6% de deals supérieurs à 1 milliard de dollars ne sont que la pointe de l’iceberg : 77% des 666 opérations du trimestre sont inférieures à 250 millions de dollars. Plus de la moitié d’entre elles (363) concernent une entreprise nord-américaine, pour un montant total de 36 milliards de dollars. L’Europe totalise 15 milliards de dollars, en repli de près de 50% d’un trimestre sur l’autre. En forte croissance, l’Asie pèse moitié moins que le Vieux Continent, avec 7,1 milliards de dollars.
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