Le Royaume-Uni et l’Europe affichent leur bonne volonté sur le Brexit
Les dirigeants de l’Union européenne et le Premier ministre Boris Johnson sont prêts à donner « un nouvel élan » aux négociations post-Brexit actuellement dans l’impasse, à six mois de la date butoir. « Un nouvel élan est nécessaire » pour trouver un accord d’ici fin 2020 sur la future relation entre Londres et l’Union, ont indiqué les deux parties dans un communiqué commun publié après une visioconférence d’une heure à laquelle participaient, outre Boris Johnson, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, Charles Michel, le président du Conseil européen, David Sassoli, le président du Parlement, et le négociateur de l’UE Michel Barnier.
C’est la première fois depuis le départ du Royaume-Uni, le 31 janvier, que Boris Johnson s’impliquait personnellement dans les discussions.
Les deux camps appellent à trouver « rapidement un terrain d’entente sur les principes qui sous-tendent tout accord », indique le communiqué.
Alors que les négociations n’ont pas avancé malgré plusieurs rounds de négociations ces derniers mois, vendredi, le Royaume-Uni a formellement signifié à l’UE son refus de prolonger la période de transition au-delà du 31 décembre 2020. Pour Michel Barnier, la date limite d’un accord est le 31 octobre, afin de laisser le temps aux Etats membres et au Royaume-Uni de ratifier un traité sur la nouvelle relation entre Londres et Bruxelles, qui entrerait en vigueur le 1er janvier 2021.
Le temps presse. Le calendrier des discussions prévoit désormais des rencontres chaque semaine jusqu’en juillet, à Bruxelles et à Londres, la plupart en comité restreint.
Plus d'articles du même thème
-
Le FMI alerte sur trois risques qui pourraient mettre à mal la stabilité financière
Dans son rapport sur la stabilité financière, le Fonds monétaire international en appelle aux gouvernements pour renforcer la résilience du secteur financier face aux dangers que représentent l’IA, la hausse des rendements obligataires et les cyberattaques. Trois risques interdépendants qui pourraient se cumuler. -
Washington conclut un accord avec Moscou sur le gazole
La Russie s’est engagée à livrer immédiatement plus de 300.000 tonnes de diesel sur le marché américain et mondial en contrepartie de sanctions allégées. -
Le Conseil d'analyse économique fixe ses priorités pour redresser l’économie française
Dans une note collective, les économistes formulent huit recommandations prioritaires dans les grands domaines de l’action publique avec pour objectifs de transformer le moteur productif et social français et de renforcer la résilience du pays. Le tout sans aggraver le déficit budgétaire.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Partenaires particuliers« Pas un proxy, mais un partenaire stratégique » : l'alliance entre les Houthis et l'Iran qui fait trembler l'Arabie saoudite
Né dans les montagnes du nord du Yémen dans les années 1990, le mouvement yéménite s'est progressivement rapproché de Téhéran, dont il constitue désormais un puissant allié -
Roi nuPrésidentielle : autopsie d'une paralysie française
A 200 jours du second tour, l'accumulation des crises, l'impasse politique et le lent étranglement financier doivent rendre modeste le futur Président sur ses capacités à appliquer son programme -
Budget : le PS tourne le dos, le RN joue les bons élèves
Le pemier a déposé pour la première fois une motion de rejet, à laquelle le second a choisi de s’opposer. Ce qui l'expose à un équilibre délicat : rassurer les marchés financiers sans donner l’impression de faire cause commune avec la macronie