Le résultat de la présidentielle américaine toujours indécis
Le doute restait total, mercredi en fin de journée, sur l’issue de l'élection présidentielle américaine. Bien que le candidat républicain Donald Trump et l'équipe de campagne du candidat démocrate Joe Biden aient revendiqué la victoire. Joe Biden, pour sa part, s’est dit mercredi persuadé qu’il sera déclaré vainqueur lorsque les opérations de dépouillement des bulletins de vote seront achevées, tout en s’abstenant de se proclamer victorieux. De son côté, Donald Trump a multiplié les recours contre les dépouillements en cours.
Les résultats sur plusieurs Etats clés ont été égrenés mercredi, rajoutant à l’incertitude. Joe Biden a ainsi remporté l’Etat crucial du Wisconsin, qui lui apporte 10 grands électeurs supplémentaires. Un revers majeur pour Donald Trump. Son équipe y a réclamé un nouveau décompte des voix.
Cela portait mercredi soir son total de voix à 248 contre 214 pour Donald Trump. Il faut 270 des 538 grands électeurs formant le Collège électoral pour être élu président des Etats-Unis.
Plus tôt dans la journée, Joe Biden devançait de peu son adversaire dans le Michigan, remportant 16 grands électeurs. Après dépouillement de 92% des voix, Edison Research créditait respectivement Joe Biden et Donald Trump de 49,5 et 48,9%. L'équipe du candidat républicain a aussitôt annoncé saisir la justice dans cet Etat, pour suspendre le dépouillement.
Le candidat Trump a aussi contesté les résultats partiels en Pennsylvanie, alors que le dépouillement se déroulait encore, accusant ses adversaires de «dissimuler» certains bulletins de vote. Sans aucune projection venant d’un média reconnu, l'équipe de campagne de Donald Trump l’a déclaré vainqueur dans cet Etat de l’Est dans la journée.
Au terme d’une campagne bouleversée par le Covid, dans le contexte de polarisation extrême de la société américaine, le duel restait très indécis dans la Pennsylvanie et le Michigan. En outre, les résultats de quatre autres Etats, dont la Géorgie et la Caroline du Nord, étaient encore attendus.
S’exprimant de la Maison blanche face à la presse, le président républicain a revendiqué dès mardi soir la victoire. Et d’ajouter sans preuve qu’un «petit groupe de gens» essayait de lui voler la victoire. «C’est une fraude majeure contre notre nation. Nous voulons que la loi soit utilisée de manière appropriée. Nous allons donc aller devant la Cour suprême. Nous voulons que tous les votes cessent», menaçait-il.
Plus d'articles du même thème
-
La zone franche de Shanghai devient une place majeure de l’internationalisation du yuan
Alors que la Banque Populaire de Chine vient de prendre de nouvelles mesures pour favoriser l’utilisation du yuan à l’international, les échanges via Shanghai sont déjà en hausse et devraient permettre le rapprochement entre yuan onshore et offshore. -
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus. -
La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
L’étude économique de l’OCDE décrit un développement économique remarquable en trois décennies mais recommande des ajustements de fiscalité, davantage d’investissement dans l’éducation et un rééquilibrage territorial.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon