Le protectionnisme n’est pas l’apanage de la Chine et des Etats-Unis
Le commerce mondial devrait rester peu dynamique, selon Coface.
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Xavier Diaz
L’accord entre la Chine et les Etats-Unis ne mettra pas fin aux incertitudes liées aux tensions commerciales.
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L’affaiblissement des échanges commerciaux devrait continuer de peser sur la croissance mondiale en 2020, selon le dernier baromètre des risques pays et sectoriels de Coface. Pour ses économistes, la croissance du commerce restera poussive (+0,8% en volume), après une baisse de 0,3% sur un an au troisième trimestre 2019 (rythme le plus faible depuis la crise). «L’accord dit de ‘première phase’ entre la Chine et les Etats-Unis ne suffira probablement pas à mettre fin aux incertitudes liées aux tensions commerciales», affirme Coface qui prévoit pour 2020 une croissance mondiale de 2,4% (2,5% en 2019). L’accord ne s’attaque pas à certaines des principales sources de tensions tandis que la plupart des droits de douane restent en place. Cependant, la montée du protectionnisme, qui pèse depuis la crise sur les échanges mondiaux, n’est pas l’apanage des deux premières puissances mondiales. Le nombre de mesures protectionnistes a fortement augmenté au cours des dernières années. Selon Global Trade Alert, il a dépassé 1.000 en 2018 et 2019, soit 40% de plus que les trois années précédentes, dont 23% prises par les Etats-Unis ou la Chine. «La volonté de nombreux pays émergents de protéger un grand nombre de leurs industries, fragilisées par la concurrence internationale, continuera à les rendre prudents quant à l’ouverture au commerce», souligne Coface pour qui l’atonie du commerce mondial affectera les secteurs les plus intégrés dans la chaîne de valeur mondiale, comme l’automobile ou la métallurgie.
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