Le nouveau ministre des Finances britannique promet des baisses d’impôt
Nadhim Zahawi, le nouveau ministre britannique des Finances, a annoncé mercredi que le gouvernement devait relancer une économie en difficulté et qu’il étudiait toutes les options pour y parvenir, y compris une éventuelle baisse d’impôts. «Je vais tout examiner, il n’y a rien qui ne soit pas sur la table», a-t-il répondu à Sky News après avoir été interrogé sur l’hypothèse d’une baisse d’impôts.
Le Royaume-Uni avait engagé un virage fiscal en 2021 en prévoyant de remonter de progressivement de 19% à 25% le taux d’imposition des sociétés. La prochaine hausse, prévue en avril 2023, doit rapporter 17 milliards de livres aux finances publiques.
L'économie britannique montre des signes évidents de ralentissement et pourrait bientôt connaître un taux d’inflation à deux chiffres. Les prévisions suggèrent qu’elle sera à la traîne par rapport aux autres grandes économies avancées l’an prochain. La Banque d’Angleterre craint d’ailleurs une récession.
Crise politique
Nadhim Zahawi a été nommé chancelier de l’Echiquier mardi soir à la suite de la soudaine démission de Rishi Sunak. Il a déclaré que l’année 2023 s’annonçait difficile et qu’il se concentrerait sur le renchérissement du coût de la vie que subissent les ménages britanniques.
Nadhim Zahawi a également souligné la nécessité d’une «discipline budgétaire», ajoutant que le gouvernement devrait être vigilant quant aux augmentations de salaires dans le secteur public, susceptibles d’alimenter l’inflation. «L’important est de maîtriser l’inflation, d'être fiscalement responsable», a-t-il déclaré à Sky News.
Effet domino
Outre Rishi Sunak, le ministre de la Santé Sajid Javid a démissionné mardi. Plusieurs autres ont suivi ce mercredi, aggravant la crise politique outre-Manche, dont le ministre de la City et secrétaire d’Etat au Trésor John Glen.
Le Premier ministre Boris Johnson est affaibli par la série de scandales ayant éclaboussé son administration, dont celui du « Partygate », des fêtes clandestines organisées à Downing Street pendant les confinements du début de la pandémie de Covid. Cette série de démissions accentue sa fragilité politique, alors que la fronde progressait déjà au sein de son propre parti.
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