Le label de qualité de la titrisation se diffuse progressivement en Europe
Les concepteurs du label européen de qualité de la titrisation (Prime Collateralised Securities ou PCS) se félicitent qu’il soit largement utilisé. Censé favoriser «la simplicité, la transparence et la standardisation» du marché des ABS, il a été accordé à huit opérations depuis son lancement fin 2012.
«La bonne nouvelle c’est que le label PCS couvre 75-80% du marché des transactions placées qui pourraient être labellisées, explique à L’Agefi, Ian Bell, directeur du PCS Secretariat, l’organisation qui attribue le label. La mauvaise nouvelle, c’est que le marché est incroyablement petit et qu’il n’a démarré que très, très lentement cette année».
Le projet PCS a été positivement accueilli par les spécialistes du marché. «C’est une excellente initiative, le marché américain fonctionne de façon plus industrielle que le marché européen car il constitue une seule juridiction et est beaucoup plus standardisé», explique Emmanuel Lefort, responsable titrisation Europe chez Natixis.
Santander, Aegon, Obvion, BNP Paribas Personal Finance, GEFA ou encore ING Bank sont les établissements qui ont choisi d’obtenir ce gage de qualité pour des titrisations adossées à des prêts automobiles, à des prêts hypothécaires résidentiels (RMBS) ou à des prêts aux PME. Pour mémoire, il n’est attribué qu’aux transactions qui se sont montrées résistantes pendant la crise et qui sont liées au financement de l’économie réelle. Le label ne peut donc pas être sollicité pour des titres adossées à des prêts immobiliers commerciaux (CMBS), des CDO ou encore à des titrisations de titrisations.
Ian Bell indique qu’à ce jour, le label n’a été refusé qu’une fois. En revanche, certains acteurs ont décidé de s’en passer comme GMAC Bank pour la cinquième transaction du programme d’Auto Loans E-Carat ou Volkswagen Leasing pour la dix-septième opération de son programme VCL (Auto Lease). Cela n’a pas empêché ces titrisations d'être bien accueillies par le marché. «Les investisseurs qui continuent à investir dans la titrisation malgré la crise font beaucoup de travail d’analyse donc pour eux le label ne leur dit rien qu’ils ne sachent déjà. Pour les émetteurs le label ne change pas grand-chose non plus », reconnaît le directeur du secrétariat PCS.
Il fait cependant valoir que la marque doit progressivement attirer des investisseurs qui ne sont pas sur le marché aujourd’hui et qu'à plus long terme la régulation pourrait encourager son utilisation.
{"title":"","image":"79498»,"legend":"titrisations»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les fonds d’actions européennes ont connu leur plus forte collecte hebdomadaire depuis février
Les stratégies d’actions européennes ont enregistré 1,3 milliard de dollars d’entrées nettes sur la semaine, selon le Flow Show de Bank of America. -
BNP Paribas AM réorganise sa direction en Suisse
La société de gestion a nommé Frederick Widl comme nouveau directeur général de la succursale helvétique. -
H2O AM lance un fonds à performance absolue mêlant obligations et devises
Generative Global Fixed Income utilise l’IA générative dans son processus d’investissement.
ETF à la Une
Arnaud Gihan (BlackRock) : « Les ETF permettent aux CGP de construire des solutions sur-mesure pour les clients »
Contenu de nos partenaires
-
Pas vu pas prisAffaire Bardella : le RN continue de faire bloc, Marine Le Pen veut enjamber la crise
Preuves contestées, média attaqué, cadres mobilisés : le RN continue de soutenir Jordan Bardella, qui opte pour une stratégie jusqu’au-boutiste. La candidate à l'Elysée, plutôt que de s’exposer davantage, tente de mettre l'affaire à distance -
Emmanuel Macron : les pays du G7 vont libérer « jusqu’à 100 millions de barils » pour faire baisser les prix des carburants
La décision, annoncée par le président français, pourrait faire baisser les prix des carburants à la pompe -
Tu casses, tu payesBlocus des lycées : « faire payer les réparations » aux parents, est-ce vraiment possible ?
Gérald Darmanin a demandé aux procureurs de requérir la « responsabilité civile » des parents des mineurs impliqués dans les dégradations des lycées. Une procédure semée de plusieurs embûches