Le gouvernement veut développer l’affacturage en France
Le gouvernement réfléchit aux meilleurs moyens de développer le marché de l’affacturage. Le ministère de l’Economie et des Finances a lancé hier une mission d’environ un mois sur cette question, a appris L’Agefi.
«L’objectif de la mission est de voir comment on pourrait contribuer au développement du marché de l’affacturage en France et permettre à de nouveaux acteurs de se positionner», indique-t-on au cabinet de Pierre Moscovici. Le gouvernement appuie notamment sa réflexion sur le rapport publié début 2013 par l’Inspection générale des finances (IGF) et supervisé par Jean-Michel Charpin.
Le marché de l’affacturage, qui permet aux entreprises de recouvrer et de recevoir par anticipation le montant de leurs créances, est dominé par cinq acteurs qui représentent environ 80% de l’activité selon l’IGF. Ces acteurs sont GE Capital FactoFrance, Eurofactor (filiale due Crédit Agricole), BNP Paribas Factoring, Natixis Factor et la Compagnie Générale d’Affacturage (Société Générale).
Le rapport de l’IGF soulignait que, pour certains, la domination des acteurs bancaires sur le marché avait un impact négatif sur le financement des entreprises si l’affacturage est proposé en substitution du financement de court terme classique. Dans ce contexte, l’application en France de la régulation bancaire européenne (CRD 4), pourrait être l’occasion de faciliter l’entrée d’acteurs nouveaux sur le marché.
L’affacturage concernait quelque 38.000 entreprises l’année dernière, pour un encours affacturé de près de 27 milliards d’euros, selon l’Association Française des sociétés financières (ASF). Même si le marché français a connu une forte croissance au cours des années 2000 et qu’il est le troisième au niveau mondial (derrière la Chine et la Grande-Bretagne), on fait valoir à Bercy que l’encours affacturé est plutôt faible par rapport à l’encours total de crédit inter-entreprises (4,1% fin 2011 selon l’IGF).
Sur le point d’être consultés, les professionnels voient d’un bon œil les autorités s’intéresser à l’affacturage. «Tout ce qui peut alléger les contraintes prudentielles sur un métier qui objectivement s’est très bien comporté depuis la crise et qui est très mature est bien accueilli », explique Françoise Palle-Guillabert, délégué général de l’ASF. Du côté de la CGPME on indique que «chez nos adhérent deux points posent problème: le premier c’est la complexité de l’affacturage et le deuxième son coût».
Plus d'articles du même thème
-
Stéphanie Besnier rejoint la direction financière de Data4
Après trois ans passés à la direction financière d'OVHcloud, elle poursuit sa carrière dans un secteur qu'elle affectionne particulièrement en rejoignant le spécialiste des data centers. -
SK Hynix dévoile un vaste plan de rémunération pour ses actionnaires
Le bénéfice net du fabricant sud-coréen de semi-conducteurs a bondi de 216% au troisième trimestre. Il a dévoilé mercredi un plan de rémunération pour ses actionnaires de 75 milliards de dollars. -
Franck Sabbah monte sa société
L’ancien directeur des ventes internationales de Berenberg entend accompagner les sociétés de gestion dans leur développement en Suisse.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Dette française : le piège de l’argument patrimonial
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
Contenu de nos partenaires
-
Lignes de fondUn succès de l’IPO d’Anthropic planterait le dernier clou dans le cercueil de l’ESG
Le géant de l’IA fait de son mieux pour paraître au seuil de Wall Street vêtu de probité candide et de lin blanc. Pourtant... -
SagesseL’Allemagne tente de construire une politique chinoise cohérente
Pendant que le président allemand se trouve en Chine, le chancelier fait une tournée asiatique avec Pékin en toile de fond -
DiagnosticProgressisme contre illibéralisme : les leçons de Jean-Christophe Cambadélis
Grand défenseur de la social-démocratie, l'ancien dirigeant du PS explique pourquoi le progressisme perd sa centralité et les élections face au national-populisme