Le sommet des chefs d’Etat du G20 s’est déroulé dans un climat de crispations géopolitiques inédit depuis 2008.
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Annick Masounave
Le 12e sommet du G20 s’est tenu les 7 et 8 juillet 2017 à Hambourg en Allemagne.
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Photo UE / European Commission.
Les chefs d’Etat du G20 réunis à Hambourg les 7 et 8 juillet se sont attachés à trouver des domaines de convergence en évitant soigneusement les sujets de désaccord. Ainsi, le Japonais Shinzo Abe n’a pas fait mention des surcapacités de production de l’industrie sidérurgique chinoise au cours de son entretien avec Xi Jinping. De même, la Chine ayant accepté de coopérer à la dénucléarisation de la Corée du Nord, le gel des avoirs chinois, évoqué par le Japon le 6 juillet au soir à la sortie d’une rencontre avec Donald Trump et Moon Jae-In, le président sud-coréen, a disparu du communiqué commun diffusé le lendemain.
Ces parties d’échec se sont jouées au cours d’entretiens bilatéraux qui ont conduit les dirigeants à déserter une bonne part des sessions de travail, et tout particulièrement celle consacrée à la lutte contre le changement climatique.
Exigences américaines
La chancelière allemande l’avait annoncé dans son discours introductif: «Le sommet peut aboutir à un accord à condition que nous tenions compte des opinions de chacun, sans déroger à nos principes».
Le communiqué final est fidèle à ce principe premier et fait la part belle aux exigences américaines.
Ainsi les Etats-Unis ont obtenu, après d’âpres discussions, un paragraphe entérinant leur retrait de l’accord de Paris, et leur collaboration à l’accès et l’utilisation des «combustibles fossiles de manière plus propre et plus efficace», mais auraient, de source indienne, maintenu leur participation au financement du Fonds Vert pour le climat.
La réglementation financière est reléguée à l’arrière-plan
Tout en réaffirmant les bienfaits de la mondialisation, les 20 ont également acté la possibilité de se protéger contre des pratiques anticoncurrentielles en recourant à «des instruments légitimes de défense commerciale».
Par ailleurs, la réglementation financière, thématique historique des sommets, n’a été évoquée dans aucune des sessions de travail des chefs d’Etat, Les travaux et les missions des différentes institutions sont validés, leur poursuite encouragée. Le comité de Bâle doit en particulier finaliser la mise en œuvre de Bâle 3 «sans augmenter les exigences de fonds propres de manière significative et en garantissant une concurrence équitable», ce qui laisse les débats en l’état, et permet, là encore, d’attendre une clarification de la position américaine.
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