Le fisc français réclamerait 400 millions d’euros à Apple
L’administration fiscale française réclame 400 millions d’euros à la filiale française d’Apple, en lien avec les pratiques d’optimisation fiscale mises en oeuvre par le groupe californien, indique L’Express. Selon l’article du magazine, ce redressement ferait suite à un contrôle fiscal portant sur les années 2011 à 2013, qui avait donné lieu à une perquisition dans les locaux parisiens d’Apple en 2014. Evoquant le secret fiscal, ni la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), ni le secrétariat d’Etat au Budget n’ont souhaité commenter cette information.
La semaine dernière, lors de la discussion du projet de loi de finances (PLF) pour 2017 à l’Assemblée nationale, le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert avait indiqué que la France n’avait aucune raison de réclamer une part des 13 milliards d’euros qu’Apple a été condamné à verser à l’Irlande par la Commission européenne, mais il avait ajouté que l’administration fiscale pouvait faire jouer d’autres leviers. « Nous pouvons, de notre côté, contester les flux générés par les activités de cette société en France, qui ont permis de constituer l’assiette fiscale ; je ne peux vous dire si nous le ferons, mais vous devez vous en douter », avait-il déclaré.
Plus d'articles du même thème
-
L’Italie veut instaurer l'exit tax pour retenir les millionnaires
Calquée sur le modèle français avec quelques nuances, la proposition de taxe concerne les titulaires d’un patrimoine financier supérieur à 800.000 euros qui seraient tentés par un départ de la Botte. -
Réductions de capital avec rachat de titres : l’étau fiscal se resserre
Longtemps traitées avec une relative neutralité fiscale, les réductions de capital font l'objet d'un durcissement fiscal progressif, analysent dans une tribune pour l'Agefi Christine Daric, associée, et Thomas Poiret, counsel, chez BCLP. -
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Immobilier : la baisse des prix ne suffit pas à compenser la hausse des taux
L'envie d’acheter n’a pas disparu. Pourtant, accéder à la propriété semble aujourd’hui plus difficile que pour les générations précédentes. Qu’attendre du marché immobilier, que vous soyez acheteur ou vendeur ? -
Tribune libreOlivier Babeau et Jean-Claude Bourrelier : « Le travail doit à nouveau payer »
Ne demandons pas aux Français de travailler davantage pour gagner peu. Pour redresser la France, commençons par une évidence : que le travail paie de nouveau -
Seine colèreQuand François Bayrou a fait le forcing pour occuper un hôtel particulier aux Invalides
Nommé en 2020 à la tête du Haut-Commissariat au Plan, le centriste, qui a toujours alerté sur les dangers de la dette et des déficits publics, a fait stopper la vente d'un hôtel particulier parisien par l'Etat pour s'offrir des salons d'apparat