Il s’apprécie face à l’ensemble des devises, y compris le yen et le franc suisse, en raison d’une forte demande et d’une faible liquidité.
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Xavier Diaz
La perspective d’une mise en quarantaine de Londres a accentué la dépréciation de la livre sterling.
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Bloomberg
Le dollar est roi et la chute, cette semaine, de la livre sterling à un plus-bas depuis 1985, à 1,148 dollar, témoigne de la forte volatilité et de la faible liquidité qui règnent sur ce marché. «La parité livre/dollar a chuté de près de 10% en un mois, ce qui est très violent», souligne Nordine Naam, chez Natixis, qui note que seules les devises «matières premières» (dollar australien et couronne norvégienne), font moins bien. Cette dépréciation s’est accentuée depuis une semaine avec la hausse du nombre de cas en Grande-Bretagne, alors que les autorités locales ont tardé à réagir. Désormais, la perspective d’une mise en quarantaine de Londres, une des deux grandes places financières sur les changes avec New York, pèse sur la devise britannique, de même que le refus de Boris Johnson de demander un report de la date butoir des discussions en vue de l’accord avec l’UE. La livre a de nouveau baissé après l’annonce par la Banque d’Angleterre d’une baisse des taux et d’une augmentation de son programme de rachat d’actifs.
Mais ce qui explique avant tout la faiblesse du sterling et de l’ensemble des devises est la force du dollar. Tout le monde veut du dollar. La devise américaine bénéficie de son caractère refuge mais aussi des besoins exprimés par les agents économiques – entreprises et investisseurs – pour faire face à leurs passifs en dollar. «La forte chute du pétrole a également contribué au gonflement de cette demande avec le débouclement des positions longues sur les marchés dérivés qui ont donné lieu ensuite à des rachats de dollars», ajoute Nordine Naam.
L’écartement des swaps de base de devises face au dollar témoigne du stress sur la liquidité en dollar. Ils sont à -140 pb pour le yen (-20 pb en temps normal) et à (-58 pb) pour l’euro (-114 pb au plus bas). Cette crise de liquidité est «le moteur de l’appréciation du dollar», affirme George Saravelos, stratégiste changes chez Deutsche Bank pour qui les annonces de la Fed et les lignes de swaps de dollars accordées aux autres banques centrales ne semblent pas encore avoir permis de rétablir la situation. Il en veut pour preuve non seulement le niveau des swaps de base de devises mais aussi le stress sur le marché américain des billets de trésorerie sur lequel se financent de nombreux émetteurs étrangers. Mais cette fuite vers le dollar a sans doute une autre raison. «La crise de 2007-2008 nous a montré que le retour à des conditions de financement stables pouvait prendre plusieurs semaines mais nous craignons que cette fois cela soit plus long, notamment en raison des confinements imminents des marchés de New York et de Londres qui vont rendre la liquidité encore plus faible», ajoute le stratégiste de DB.
La hausse du taux directeur de retour à 4,35% - la troisième en trois mois - annule précisément les trois baisses effectuées en février, mai et août 2025. Ce resserrement monétaire, motivé par une hausse de l’inflation sous-jacente et globale, distingue la Reserve Bank of Australia (RBA) de la plupart des autres banques centrales.
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