Le déficit des retraites pourrait atteindre 17,2 milliards d’euros en 2025
Le besoin de financement du régime de retraites s'établirait entre 0,3% et 0,7% du PIB en 2025, soit entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros, selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), consulté aujourd’hui par plusieurs médias, dont l’Opinion (propriétaire de L’Agefi), et Reuters.
Ce rapport avait été commandé par le Premier ministre Edouard Philippe en septembre lors de la présentation du calendrier et de la méthode de concertation de la réforme des retraites, qui vise à fusionner les 42 régimes existants. Il devrait servir de base de réflexion pour d'éventuelles mesures permettant de ramener le régime à l'équilibre d’ici 2025, date probable d’entrée en vigueur du système universel.
Plusieurs pistes sont évoquées par le COR pour parvenir à l’objectif d'équilibre. La première consiste à reculer l'âge de départ à la retraite de 2,5 mois à 5,4 mois par an à partir de la génération 1959 et jusqu'à la génération 1963, première génération concernée par le système universel. L'âge de départ légal de la génération 1963 se situerait ainsi entre 63 ans et 64,3 ans, contre 62 ans, selon les règles actuelles. Les chiffres présentés dépendent de la méthode de calcul et des scénarios de croissance retenus, précise le COR.
Si le gouvernement ne souhaitait pas toucher à l'âge d’ouverture des droits, il pourrait augmenter de cinq à dix mois la durée de cotisation de chaque génération. La durée légale d’assurance pour la génération 1963 se situerait ainsi entre 44,1 ans et 46,3 ans, contre 42 ans aujourd’hui.
Plus d'articles du même thème
-
L'association allemande des fonds de pension rejette la révision de IORP 2 et réclame un nouveau texte
L'association estime que le texte menace les structures existantes de retraite professionnelle sans apporter de bénéfice mesurable aux affiliés. -
La Cour des Comptes prescrit des économies en urgence à la Sécurité sociale
En présentant leur rapport sur le financement de la protection sociale, les magistrats ont insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures d’économies pendant qu’il est encore temps. -
Malakoff Humanis achève de refermer son écart de duration
Avec 72,8 milliards d'euros sous gestion, le groupe de protection sociale paritaire a clôturé fin 2025 son gap de duration. Aurélie Baudhuin, directrice des investissements, décrit une allocation qui évolue vers plus de prudence sans renoncer à une poche de performance ni à une politique ESG engagée sur la biodiversité.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
Contenu de nos partenaires
-
GendarmeLa Russie met ses relations avec l'Afghanistan sur de bons rails
Moscou et Kaboul ont conclu un accord de coopération militaire qui confirme la volonté russe de contenir l'influence occidentale dans la région -
BankablePrésidentielle : à gauche, un fantasme nommé Laurent Berger
Très sollicité par les politiques pour s'impliquer dans la campagne présidentielle, l'ancien leader de la CFDT reste mutique. A ce stade, il ne veut pas être candidat. Mais rien n'est tranché -
Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann ne veut pas d'une double primaire
Sur franceinfo, jeudi 4 juin, Raphaël Glucksmann a rejeté l'idée d'une double primaire proposée par Olivier Faure. Le leader de Place publique a critiqué un « processus interminable que personne ne comprend et qui donne le tournis à l'ensemble des sympathisants socialistes »