Le cours du pétrole s’envole sur l’annonce d’un accord à l’Opep
Selon une source du cartel, cet accord fera passer la production mondiale d’or noir à 32,5 millions de barils par jour, contre 33,6 millions de bpj actuellement
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), réuni à Vienne, a conclu son premier accord de réduction de la production depuis 2008, selon une source du cartel. Il vise à réduire la production de 1,2 million de baril par jour.
Cet accord passé entre les 14 pays de l’Opep est conforme à l’objectif de principe bouclé en septembre à Alger. Il y a deux mois, l’Algérie a proposé de limiter la production à 32,5 millions de barils par jour, contre 33,6 millions de bpj actuellement.
Sur l’annonce de l’Opep, le prix du Brent est momentanément passé au dessus du seuil de 50 dollars le baril, gagnant plus de 8%.
Outre la décision de réduire la production, l’organisation a annoncé la suspension de l’Indonésie, son quota de production devant être réparti entre certains autres pays membres.
Dans le détail, l’Arabie Saoudite devrait ramener sa production à 10,06 millions de barils par jour (-500.000 barils) et l’Iran limiterait la sienne à 3,797 millions de barils jour dans le cadre d’un nouveau plafond. De leur côté, les Emirats arabes unis, le Koweit et le Qatar réduiraient leur production cumulée de 300.000 barils jour environ, selon l’Opep.
Les attaques contre des navires en mer Noire bloquent les exportations de blé, tandis que la sécheresse ou les pluies excessives dans certains pays producteurs, combinées à l’arrivée prochaine d’El Niño, font craindre une baisse sensible des récoltes.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré que Washington imposerait les sanctions «les plus sévères» de l’histoire, une campagne inédite d’isolement économique visant à contraindre l’Iran et ses partenaires commerciaux à se conformer aux exigences américaines. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très limité, et assez peu d’analystes imaginent un changement rapide.
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Dans le détail, l’accord prévoit le développement de 17 champs stratégiques, qui ont un potentiel de 65 milliards de barils de pétrole. L’investissement serait de plus de 100 milliards de dollars pour plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour Caracas
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