Le conflit entre FPEE et ses fonds actionnaires fait des vagues à l’Afic
L’éviction la semaine dernière de la direction de FPEE par ses actionnaires, Naxicap, Pragma Capital et Equistone ne provoque pas que des remous chez les salariés et les clients du fabricant de fenêtres. Le bureau de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) a demandé à sa commission de déontologie de se saisir du dossier, a appris L’Agefi de plusieurs sources. Indépendante du bureau et du conseil d’administration de l’Afic, celle-ci devrait convoquer dans les prochains jours les dirigeants de Naxicap, de Pragma et d’Equistone pour qu’ils donnent leur version du conflit avec Marc Ettienne, le fondateur de FPEE qui en détient encore 28% du capital.
Les discussions de la commission de déontologie de l’Afic se tiennent à huis clos et ses décisions restent confidentielles. Mais l’Afic espère que la seule convocation des dirigeants de Naxicap, de Pragma et d’Equistone suffira à calmer les esprits et contribuera à trouver une solution à un dossier devenu embarrassant et qui fait jaser dans la profession depuis quelques jours.
«Le bureau de l’Afic est assez remonté, d’autant que FPEE est l’exemple type du LBO industriel réussi», peste un investisseur. L’Afic craint que l’éviction de la direction du fabricant de fenêtres sur fond de conflit sur la valorisation de la société avec les fonds joue défavorablement auprès des dirigeants-actionnaires mais aussi auprès des pouvoirs publics. «Ce dossier fait une très mauvaise publicité à la profession au moment où les relations s’étaient réchauffées avec le gouvernement après deux premières années de mandat présidentiel difficiles», regrette le dirigeant d’un fonds d’investissement.
Les dirigeants de l’Afic sont d’autant plus remontés que ce n’est pas la première fois que Naxicap, Pragma et Equistone se retrouvent devant la commission de déontologie pour le dossier FPEE. L’investissement dans le fabricant de fenêtres était au cœur de l’affaire AtriA de 2009. Le fonds, sauvé par la suite par Naxicap, avait fait transiter sa participation dans FPEE de son fonds de première génération vers une nouvelle structure. Une cession en interne, dans laquelle étaient intervenus Pragma et Barclays Private Equity (devenu depuis Equistone), qui avait provoqué l’ire de Masséna, l’un des investisseurs d’AtriA.
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