Le Comité de Bâle triple ses exigences en capital pour le trading
Avant même les G20 de Londres et de Pittsburgh, le Comité de Bâle avait annoncé une réforme des exigences en fonds propres des banques sur leurs activités de trading. Le superviseur en a quantifié le coût dans une étude d’impact menée auprès de 43 grands établissements et publiée hier. En moyenne, les changements proposés multiplieront par 3,2 les exigences en capital sur les seules activités de trading, et les accroîtront de 11,5 % à l’échelle totale des banques. La médiane de l’enquête, qui divise l’échantillon en deux, fait ressortir une hausse de 3,2 % des exigences totales en capital, et de 102 % pour les portefeuilles de trading.
Au vu de ces résultats, le Comité de Bâle maintient le calibrage des réformes annoncées. Le superviseur s’est attaqué en janvier 2009 à quatre domaines : le calcul de la Value at Risk (VaR), la création d’une charge du risque incrémentiel (IRC), le traitement des titrisations et le risque spécifiques des portefeuilles. Les nouvelles règles, censées pénaliser les activités pour compte propre et mieux prendre en compte les risques de corrélation entre les prix d’actifs différents, seront applicables au plus tard au 31 décembre 2010. Une étude d’impact spécifique sur le trading de corrélation sera menée en 2010.
Plus encore que les moyennes affichées, l’extrême dispersion des résultats est frappante. L’une des banques a estimé à 85 % la hausse de son besoin total en capital réglementaire. Dans les activités de trading, les résultats individuels de l’étude oscillent entre une baisse de 19,5 % des exigences, et une multiplication par 12 ! Certaines banques seront donc beaucoup plus pénalisées que d’autres par les nouvelles règles, en raison de leur profil d’activité.
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